Vendredi (30/10/09)
Aaaah, monde de merde.
Non parce que figurez-vous qu'étudier pour de vrai, c'est-à-dire être une parfaite petite enflure de privilégiée boursière qui ne travaille pas et profite de l'argent du contribuable pour acheter et consommer moult bières deux à trois fois par semaine en médisant à droite et à gauche (bon, je ne dirai pas qu'à côté de ça je me tape des journées de dix heures, il se trouverait forcément un abruti pour me répondre que passer dix heures à se prendre la tête sur des bouquins en gardant le cul assis sur une chaise, c'est pas fatigant), qu'étudier pour de vrai donc, avec endurance, abnégation, persévérance, opiniâtreté... etc., et bien c'est drôlement contraignant.
Même que si.
Parce que ça demande, entre autres joyeusetés, de se rendre every day à la fac (ne serait-ce que pour faire tourner les bouquins de la BU - oui, non seulement je suis sérieuse, mais en plus de ça je songe constamment à mon prochain, qui n'a certainement pas envie d'attendre trois semaines un bouquin que j'aurai mis à peine deux jours à boucler - bref, je suis trop bonne). Ce qui, en soi, n'est pas gênant, même si les lendemains de cuite, on s'en passerait bien, de ce petit trajet mains dans les poches et tête rentrée, les yeux bien fixés sur le sol qu'il est très zouli d'ailleurs si si, histoire de ne surtout pas croiser le regard compatissant des pétasses de service... que j'entend quand-même rigoler, ne portant plus mon gros casque lorsque je sors, ça tient trop chaud aux oreilles.
Cependant, certains jours funestes, au sein du centre-ville de ma super ville trop vivante que ça bouge de partout et qu'on aime ça nous autres, et bien, il y a le marché.
RAAAAAAHHHRGNNNN LE MARCHAYYYYY.
Ce qui implique :
-des gens partout, qui piaillent des bêtises au sujet de ce pantalon comment il est beau, de tiens je m'achèterais bien un petit zoubouzou, c'est trop mignon, et t'en penses quoi, on fait déjà un premier tour pour repérer, ensuite un deuxième pour acheter, en voilà une bonne idée.
-des bébés dans des poussettes qui n'ont rien demandé à personne, mais que l'on traîne sans vergogne dehors, au soleil, dans le bruit, qui se font chier royalement parce que les épluches-légumes économiques, ils s'en battent la race, et du coup qui chouignent... qui braillent... qui hurlent... à s'en faire péter la glotte en même temps que tes tympans. Que t'as envie de leur coller une bonne droite dans la mâchoire, et aux parents aussi par dessus le marché (raaaaaah le marché).
-des grognasses et des connards qui marchent suuuuuuuuper lentement, comme ça si toi t'es pressée, et ben tu l'as dans l'os, ils CHINENT ces gens-là okay ? Alors remballe ta pressitude ma fille, le shoppinge ça ne se discute pas.
-des conasses et des grognards qui s'arrêtent pile sous ton nez ou déboîtent brusquement sous tes pieds, coupant la trajectoire précise que tu avais entamée d'un pas rapide en direction de la trouée dans la foule, là-bas (respirer !), que pof, tu n'atteindras pas du coup. Bisque bisque rageuh.
-des individus très bruyants qui te hurlent dans les oreilles les mérites de leurs saucissons, de leurs salades, de leurs contrefaçons Nike ou de leurs mixers top classe d'enfer de la mort qui roxxent pour bien mélanger les carottes avec les choux, oui Madame.
Pénible cette affaire.
Béni fut le moment où la porte de mon appart se referma derrière moi. Home sweet home, comme disent les texans.
Et c'est là que tu te demandes, quand-même, pourquoi, mais pourquoi vis-tu dans un monde si superficiel, consommateur, bruyant... (j'en avais d'autres mais le courage me manque) ?
C'est vrai quoi, bon Dieu, pourquoi les gens achètent-ils des sapes ? C'est tout de même pas compliqué d'en trouver quelques-unes (deux pantalons, quatre débardeurs, une paire de pompes, deux sweets et des sous-vêt's, et encore je suis gentille, moi-même j'en ai pas autant que ça) et de s'en servir, de manière intelligente, dans le but d'éviter d'aller de part les rues en tenue d'Eve tout en s'épargnant le souci de ne pas passer au-dessus d'une bouche d'aération du métro (jupe), de ne pas marcher sur une grille d'égoût (talons) ou de s'encombrer d'un parapluie super moche qui non seulement te réquisitionne une main, mais a de plus fâcheuse tendance à éborgner les passants (tout ce qui n'est pas muni d'une capuche).
SI, ben SI c'est compliqué. Tout comme de renoncer à sa demi-heure (encore une fois, je suis soft) de maquillage, coiffure, étalage de crème sur la peau du matin, aux grosses retouches régulières au cours de la journée, au petit miroir dans le sac à main ridicule que tu peux même pas y caser un pack de 32.
C'est qu'on ne voudrait surtout pas renoncer à bien se torturer le corps pour paraître appétissante aux yeux du monde. Comme l'a écrit je ne sais plus qui : "l'esclavage, on en redemande".
Avant-hier, étant allée boire un coup en aprèm à la terrasse d'un bar pourri (tolérable justement parce qu'on était en terrasse), j'ai vu une gonzesse d'environ soixante ans sapée, maquillée et coiffée comme une nana de seize. Non seulement ça n'est pas beau, mais en plus c'est horripilant.
Et c'est ce genre d'individus, en moins âgés, de la race de ceux qui courent après la jeunesse à grands coups de trucs qui te niquent la santé (aussi bien physique que financière) et qui passent leur temps à se regarder dans les yeux des autres et dans les vitrines des boutiques (sur celle de Jennifer, dans la rue piétonne, y a une pancarte sur laquelle il est écrit : "I am a real woman. So what ?"), c'est ce genre de créatures donc, qui se permet de me regarder de haut, moi, qui ne demande rien à personne, et de pouffer de rire en filant de petits coups de coudes aux coupines à côté pour qu'elles matent un peu la loque que c'est celle-là là-bas, wah l'aut'hé, trop mort de lol quoi. Pathétique sentiment de puissance dû à l'appartenance à un groupe (tiens, d'ailleurs quand je me balade avec J., derrière lequel je peux me cacher complètement sans rentrer les épaules ni plier les genoux, y en a jamais une qui ouvre sa gueule, étrangement), doublé d'un abyssal vide crânien : Samantha, Amanda, Cindy, je vous pisse à la raie. Pas moins.
(De base je n'ai rien ni contre les Samantha, ni contre les Amanda, ni contre les Cindy, mais il fallait bien trouver quelque chose.)
Sinon, oui, il paraît que ce genre de colère@ado-révolté-je-hais-le-monde-entier, ça n'est plus de mon âge. Mais je n'y peux rien, moi, si ma façon de faire fonctionne très bien... c'est juste pas le même référent, un matheux m'a très bien expliqué la chose il y a quelques jours. Non, je ne saurais pas la refaire. Mais ça m'a fait du bien, sur le coup, les maths appliquées.
Un peu de son, pour finir : j'envisage de me mettre à l'élaboration d'une compile "musique crétine pour branleurs", à écouter à la fac, quand il y a du soleil, pendant les six heures de trou avant la séance d'anglais de 18 à 19.
Même que si.
Parce que ça demande, entre autres joyeusetés, de se rendre every day à la fac (ne serait-ce que pour faire tourner les bouquins de la BU - oui, non seulement je suis sérieuse, mais en plus de ça je songe constamment à mon prochain, qui n'a certainement pas envie d'attendre trois semaines un bouquin que j'aurai mis à peine deux jours à boucler - bref, je suis trop bonne). Ce qui, en soi, n'est pas gênant, même si les lendemains de cuite, on s'en passerait bien, de ce petit trajet mains dans les poches et tête rentrée, les yeux bien fixés sur le sol qu'il est très zouli d'ailleurs si si, histoire de ne surtout pas croiser le regard compatissant des pétasses de service... que j'entend quand-même rigoler, ne portant plus mon gros casque lorsque je sors, ça tient trop chaud aux oreilles.
Cependant, certains jours funestes, au sein du centre-ville de ma super ville trop vivante que ça bouge de partout et qu'on aime ça nous autres, et bien, il y a le marché.
RAAAAAAHHHRGNNNN LE MARCHAYYYYY.
Ce qui implique :
-des gens partout, qui piaillent des bêtises au sujet de ce pantalon comment il est beau, de tiens je m'achèterais bien un petit zoubouzou, c'est trop mignon, et t'en penses quoi, on fait déjà un premier tour pour repérer, ensuite un deuxième pour acheter, en voilà une bonne idée.
-des bébés dans des poussettes qui n'ont rien demandé à personne, mais que l'on traîne sans vergogne dehors, au soleil, dans le bruit, qui se font chier royalement parce que les épluches-légumes économiques, ils s'en battent la race, et du coup qui chouignent... qui braillent... qui hurlent... à s'en faire péter la glotte en même temps que tes tympans. Que t'as envie de leur coller une bonne droite dans la mâchoire, et aux parents aussi par dessus le marché (raaaaaah le marché).
-des grognasses et des connards qui marchent suuuuuuuuper lentement, comme ça si toi t'es pressée, et ben tu l'as dans l'os, ils CHINENT ces gens-là okay ? Alors remballe ta pressitude ma fille, le shoppinge ça ne se discute pas.
-des conasses et des grognards qui s'arrêtent pile sous ton nez ou déboîtent brusquement sous tes pieds, coupant la trajectoire précise que tu avais entamée d'un pas rapide en direction de la trouée dans la foule, là-bas (respirer !), que pof, tu n'atteindras pas du coup. Bisque bisque rageuh.
-des individus très bruyants qui te hurlent dans les oreilles les mérites de leurs saucissons, de leurs salades, de leurs contrefaçons Nike ou de leurs mixers top classe d'enfer de la mort qui roxxent pour bien mélanger les carottes avec les choux, oui Madame.
Pénible cette affaire.
Béni fut le moment où la porte de mon appart se referma derrière moi. Home sweet home, comme disent les texans.
Et c'est là que tu te demandes, quand-même, pourquoi, mais pourquoi vis-tu dans un monde si superficiel, consommateur, bruyant... (j'en avais d'autres mais le courage me manque) ?
C'est vrai quoi, bon Dieu, pourquoi les gens achètent-ils des sapes ? C'est tout de même pas compliqué d'en trouver quelques-unes (deux pantalons, quatre débardeurs, une paire de pompes, deux sweets et des sous-vêt's, et encore je suis gentille, moi-même j'en ai pas autant que ça) et de s'en servir, de manière intelligente, dans le but d'éviter d'aller de part les rues en tenue d'Eve tout en s'épargnant le souci de ne pas passer au-dessus d'une bouche d'aération du métro (jupe), de ne pas marcher sur une grille d'égoût (talons) ou de s'encombrer d'un parapluie super moche qui non seulement te réquisitionne une main, mais a de plus fâcheuse tendance à éborgner les passants (tout ce qui n'est pas muni d'une capuche).
SI, ben SI c'est compliqué. Tout comme de renoncer à sa demi-heure (encore une fois, je suis soft) de maquillage, coiffure, étalage de crème sur la peau du matin, aux grosses retouches régulières au cours de la journée, au petit miroir dans le sac à main ridicule que tu peux même pas y caser un pack de 32.
C'est qu'on ne voudrait surtout pas renoncer à bien se torturer le corps pour paraître appétissante aux yeux du monde. Comme l'a écrit je ne sais plus qui : "l'esclavage, on en redemande".
Avant-hier, étant allée boire un coup en aprèm à la terrasse d'un bar pourri (tolérable justement parce qu'on était en terrasse), j'ai vu une gonzesse d'environ soixante ans sapée, maquillée et coiffée comme une nana de seize. Non seulement ça n'est pas beau, mais en plus c'est horripilant.
Et c'est ce genre d'individus, en moins âgés, de la race de ceux qui courent après la jeunesse à grands coups de trucs qui te niquent la santé (aussi bien physique que financière) et qui passent leur temps à se regarder dans les yeux des autres et dans les vitrines des boutiques (sur celle de Jennifer, dans la rue piétonne, y a une pancarte sur laquelle il est écrit : "I am a real woman. So what ?"), c'est ce genre de créatures donc, qui se permet de me regarder de haut, moi, qui ne demande rien à personne, et de pouffer de rire en filant de petits coups de coudes aux coupines à côté pour qu'elles matent un peu la loque que c'est celle-là là-bas, wah l'aut'hé, trop mort de lol quoi. Pathétique sentiment de puissance dû à l'appartenance à un groupe (tiens, d'ailleurs quand je me balade avec J., derrière lequel je peux me cacher complètement sans rentrer les épaules ni plier les genoux, y en a jamais une qui ouvre sa gueule, étrangement), doublé d'un abyssal vide crânien : Samantha, Amanda, Cindy, je vous pisse à la raie. Pas moins.
(De base je n'ai rien ni contre les Samantha, ni contre les Amanda, ni contre les Cindy, mais il fallait bien trouver quelque chose.)
Sinon, oui, il paraît que ce genre de colère@ado-révolté-je-hais-le-monde-entier, ça n'est plus de mon âge. Mais je n'y peux rien, moi, si ma façon de faire fonctionne très bien... c'est juste pas le même référent, un matheux m'a très bien expliqué la chose il y a quelques jours. Non, je ne saurais pas la refaire. Mais ça m'a fait du bien, sur le coup, les maths appliquées.
Un peu de son, pour finir : j'envisage de me mettre à l'élaboration d'une compile "musique crétine pour branleurs", à écouter à la fac, quand il y a du soleil, pendant les six heures de trou avant la séance d'anglais de 18 à 19.
Mardi (27/10/09)
J'ai la crève.
Mais pas seulement, car j'ai aussi la flemme.
C'est pourquoi aujourd'hui (non parce que comme j'avais envie de poster un truc, je ne pouvais pas me contenter de suivre ma flemme en ne faisant rien, ça aurait été déontologiquement déplacé), je vous propose un rapide best of Dictons-de-merde (qu'on n'aime pas ça nous les dictons, mais ceux-là quand-même, ils déchirent leur race de nullité, donc hein) :
-Rencontre en octobre, pyjama en septembre.
-Neige en novembre, Noël en décembre. (Mon tout préféré celui-là...)
-Tempête en décembre, t'en chies en janvier. ("Ah mais nan, c'est dégueuuuuuuuu !")
Et un peu de son, vite fait comme ça : ici.
Et comme dirait l'autre : "Souviens-toi du vase de Soissons !"
C'est pourquoi aujourd'hui (non parce que comme j'avais envie de poster un truc, je ne pouvais pas me contenter de suivre ma flemme en ne faisant rien, ça aurait été déontologiquement déplacé), je vous propose un rapide best of Dictons-de-merde (qu'on n'aime pas ça nous les dictons, mais ceux-là quand-même, ils déchirent leur race de nullité, donc hein) :
-Rencontre en octobre, pyjama en septembre.
-Neige en novembre, Noël en décembre. (Mon tout préféré celui-là...)
-Tempête en décembre, t'en chies en janvier. ("Ah mais nan, c'est dégueuuuuuuuu !")
Et un peu de son, vite fait comme ça : ici.
Et comme dirait l'autre : "Souviens-toi du vase de Soissons !"
Samedi (24/10/09)
Du son, de la lumière, du pestacle.
Bon !
Là tout de suite, il faut savoir que je n'ai normalement pas le temps de poster. Pas le temps, pas le droit, pas la possibilité, rien, que dalle, si ? NAN NOM D'UNE CHARETTE A BRAS.
Enfin... vu que ce qui m'attend avant de pouvoir reprendre mes recherches vachement passionnantes sur le complexe de castration refoulé chez Georges Bataille (on ne dirait pas comme ça, mais j'aime ce que je fais) c'est de l'anglais, que l'anglais est une langue de capitalistes de merde, de Bill Gates et de Madonna, qu'en vertu des pouvoirs qui me sont conférés surtout, et ben ça sera pour plus tard. Là tout de suite, c'est vraiment trop dur.
Pis l'anglais, ça ne sert à rien.
Voici donc une jeune et jolie liste de daubes diverses qui sont bien plus marrantes à s'enquiller qu'un TD d'anglais (surtout quand c'est celui qui était à faire pour la semaine dernière). Mary, qu'as-tu donc dans ton sac à main ?
Lylloo. Oui mais non, t'es nulle Mary, on connait déjà, en plus elle est même pas belle la dame, qu'est-c'tu nous saoules là ? Certes, mais cette fois on la voit (entre autres) faire du vélo pour de faux, s'engueuler avec ses parents pour de faux, et faire de la musique pour de faux (dans sa chambre trop rose avec son pote Didier qui a une belle gueule d'abruti, d'ailleurs on se demande bien pourquoi ils ne font pas des trucs cochons au lieu de composer des morceaux tektonik avec une guitare ces deux-là).
Catherine Ferroyer-Blanchard. Ah oui, là j'avoue Mary, t'as TREAU un bon nez pour les dénicher, les hybrides de Peaches et Yelle. Juste lascif. Juste ridicule : "wooooouuuu, hihihihihi". Lalala, lalalalalalala, lala. (Vous pouvez vérifier, je les ai comptés.)
Narwhals. Inventors of the shish kebab. A écouter dans le bus, à l'école, le soir à la maison. Les parents seront ravis, les voisins aussi.
Trêve de plaisanteries : Mary, dans son sac, elle a aussi des trucs bien, faut pas croire.
Comme ceci : décadent, rauque, sexuel (je sais, question de point de vue : mais quand-même, c'est bien quand elle hurle la dame, non ? Quand elle se roule dans la batterie aussi).
HS : c'est dingue ça, comment font les intellectuels pour parvenir à coller tout un tas de termes compliqués sur les sentiments que leur inspirent musique, films ou tableaux ?
Dans un autre registre : µ (c'est sympa ça comme caractère, on devrait s'en servir plus souvent).
Avez-vous déjà vu : une dispute de lettreux ? Ca fait un peu dîner de cons, j'aime beaucoup. Du coup, quand je rentre chez moi le soir, que je suis tout seul comme un gland (qu'on me pardonne ce masculin mensonger, "toute seule comme une glande" c'était vraiment trop laid) devant mon anglais, j'éprouve quelques difficultés à garder mon académique sérieux.
Mais ça roule. Si.
Là tout de suite, il faut savoir que je n'ai normalement pas le temps de poster. Pas le temps, pas le droit, pas la possibilité, rien, que dalle, si ? NAN NOM D'UNE CHARETTE A BRAS.
Enfin... vu que ce qui m'attend avant de pouvoir reprendre mes recherches vachement passionnantes sur le complexe de castration refoulé chez Georges Bataille (on ne dirait pas comme ça, mais j'aime ce que je fais) c'est de l'anglais, que l'anglais est une langue de capitalistes de merde, de Bill Gates et de Madonna, qu'en vertu des pouvoirs qui me sont conférés surtout, et ben ça sera pour plus tard. Là tout de suite, c'est vraiment trop dur.
Pis l'anglais, ça ne sert à rien.
Voici donc une jeune et jolie liste de daubes diverses qui sont bien plus marrantes à s'enquiller qu'un TD d'anglais (surtout quand c'est celui qui était à faire pour la semaine dernière). Mary, qu'as-tu donc dans ton sac à main ?
Lylloo. Oui mais non, t'es nulle Mary, on connait déjà, en plus elle est même pas belle la dame, qu'est-c'tu nous saoules là ? Certes, mais cette fois on la voit (entre autres) faire du vélo pour de faux, s'engueuler avec ses parents pour de faux, et faire de la musique pour de faux (dans sa chambre trop rose avec son pote Didier qui a une belle gueule d'abruti, d'ailleurs on se demande bien pourquoi ils ne font pas des trucs cochons au lieu de composer des morceaux tektonik avec une guitare ces deux-là).
Catherine Ferroyer-Blanchard. Ah oui, là j'avoue Mary, t'as TREAU un bon nez pour les dénicher, les hybrides de Peaches et Yelle. Juste lascif. Juste ridicule : "wooooouuuu, hihihihihi". Lalala, lalalalalalala, lala. (Vous pouvez vérifier, je les ai comptés.)
Narwhals. Inventors of the shish kebab. A écouter dans le bus, à l'école, le soir à la maison. Les parents seront ravis, les voisins aussi.
Trêve de plaisanteries : Mary, dans son sac, elle a aussi des trucs bien, faut pas croire.
Comme ceci : décadent, rauque, sexuel (je sais, question de point de vue : mais quand-même, c'est bien quand elle hurle la dame, non ? Quand elle se roule dans la batterie aussi).
HS : c'est dingue ça, comment font les intellectuels pour parvenir à coller tout un tas de termes compliqués sur les sentiments que leur inspirent musique, films ou tableaux ?
Dans un autre registre : µ (c'est sympa ça comme caractère, on devrait s'en servir plus souvent).
Avez-vous déjà vu : une dispute de lettreux ? Ca fait un peu dîner de cons, j'aime beaucoup. Du coup, quand je rentre chez moi le soir, que je suis tout seul comme un gland (qu'on me pardonne ce masculin mensonger, "toute seule comme une glande" c'était vraiment trop laid) devant mon anglais, j'éprouve quelques difficultés à garder mon académique sérieux.
Mais ça roule. Si.
Mardi (13/10/09)
Le mastaire c'est vachement bien.
T'es plus ou moins forcée de travailler en autonomie pour de vrai, donc de trouver un rythme correct : enfin, tu sais te lever à huit heures pétantes tous les jours sans trop pleurer ta maman. Youpi matin.
Tu peux jubiler de satisfaction en voyant tous tes collègues informaticophobes tirer la gueule quand on leur explique que non, un mémoire, ça ne se rend pas en version manuscrite, mais en bel et bon format dûment typographié à coup de Word. Hinhinhin.
Tu peux également te mettre à véritablement AIMER (d'un sentiment profond et durable) ton ordinateur portable, qui te permet de bosser un peu partout et dans toutes les positions, ainsi que sa batterie d'une exceptionnelle autonomie (elle parvient à tenir plus de quinze minutes lorsque Word tourne à plein régime, si), sans oublier le site de la BU, qui te donne l'opportunité de commander pour la première heure du lendemain le bouquin dont tu as eu la révélation au milieu de la nuit, en allant pisser les trente litres de café ingurgités avant de filer au lit.
Tu découvres enfin qui sont tes véritables amis, ceux qui sont capables de relire derrière toi chaque mail envoyé à ton directeur de recherches et d'écouter vaillament tes questions au sujet de la portée politique du langage [spoiler] chez [spoiler] auxquelles, même s'ils n'ont pas le moindre avis, ils tentent tout de même d'apporter une réponse sinon constructive, du moins rassurante.
Tu savoures à fond chaque soirée picole gagnée à coup de "bon, j'fais quatre cents pages de plus aujourd'hui, comme ça je serai tranquille pour demain" (mais nan tu ne les écris pas, tu les lis, tu les synthétises et t'y relèves des citations, ah j'te jure).
T'es super contente et ravie et satisfaite d'avoir trouvé un sujet qui n'a AUCUN rapport incontournable, de près ou de loin, avec Apollinaire ou Césaire.
Accessoirement, t'es en stress H-24, t'as le temps de rien, et tu saoules tes potes à sauter partout à toute heure en piaillant "bon qu'est c'qu'on fait là viiiiiiiiteuh y a pas le temps SORS SORS SORS !".
Oui non vraiment, le mastaire c'est vachement bien.
Un peu de son entre deux ouvrages de barbacritique : du son cosmique, du son qui grince, du son commercial (mais qui tue). Pis du son à guitares aussi, non mais : du son chevelu, du son indus, du son djeun's. Et du son comme ça, qu'on ne sait pas ce que c'est : du son de série à la con, du son de flime, du son poupoup.
Tu peux jubiler de satisfaction en voyant tous tes collègues informaticophobes tirer la gueule quand on leur explique que non, un mémoire, ça ne se rend pas en version manuscrite, mais en bel et bon format dûment typographié à coup de Word. Hinhinhin.
Tu peux également te mettre à véritablement AIMER (d'un sentiment profond et durable) ton ordinateur portable, qui te permet de bosser un peu partout et dans toutes les positions, ainsi que sa batterie d'une exceptionnelle autonomie (elle parvient à tenir plus de quinze minutes lorsque Word tourne à plein régime, si), sans oublier le site de la BU, qui te donne l'opportunité de commander pour la première heure du lendemain le bouquin dont tu as eu la révélation au milieu de la nuit, en allant pisser les trente litres de café ingurgités avant de filer au lit.
Tu découvres enfin qui sont tes véritables amis, ceux qui sont capables de relire derrière toi chaque mail envoyé à ton directeur de recherches et d'écouter vaillament tes questions au sujet de la portée politique du langage [spoiler] chez [spoiler] auxquelles, même s'ils n'ont pas le moindre avis, ils tentent tout de même d'apporter une réponse sinon constructive, du moins rassurante.
Tu savoures à fond chaque soirée picole gagnée à coup de "bon, j'fais quatre cents pages de plus aujourd'hui, comme ça je serai tranquille pour demain" (mais nan tu ne les écris pas, tu les lis, tu les synthétises et t'y relèves des citations, ah j'te jure).
T'es super contente et ravie et satisfaite d'avoir trouvé un sujet qui n'a AUCUN rapport incontournable, de près ou de loin, avec Apollinaire ou Césaire.
Accessoirement, t'es en stress H-24, t'as le temps de rien, et tu saoules tes potes à sauter partout à toute heure en piaillant "bon qu'est c'qu'on fait là viiiiiiiiteuh y a pas le temps SORS SORS SORS !".
Oui non vraiment, le mastaire c'est vachement bien.
Un peu de son entre deux ouvrages de barbacritique : du son cosmique, du son qui grince, du son commercial (mais qui tue). Pis du son à guitares aussi, non mais : du son chevelu, du son indus, du son djeun's. Et du son comme ça, qu'on ne sait pas ce que c'est : du son de série à la con, du son de flime, du son poupoup.
Ecrit par kaleria, à 23:40 dans la rubrique "# Niouzes" - Mise à jour : Jeudi 15 Octobre 2009, 20:55.
Mardi (29/09/09)
Bordel à cul
de charette à bras.
Des fois, j'ai envie de prendre les gens dans mes bras et de leur poser mon casque sur les oreilles avec un son qui s'impose.
Je pense que je devrais me faire psychanalyser... c'est vrai quoi, quand ça rentre chez Machin pour s'envoyer en l'air, histoire d'avoir une présence et un peu de bon temps, ça m'horripile.
N'aurais-je plus la foi ?
(Si tu Gogolise "Charette", tu tombes sur la position avant le wiktionnaire... fock.)
Je pense que je devrais me faire psychanalyser... c'est vrai quoi, quand ça rentre chez Machin pour s'envoyer en l'air, histoire d'avoir une présence et un peu de bon temps, ça m'horripile.
N'aurais-je plus la foi ?
(Si tu Gogolise "Charette", tu tombes sur la position avant le wiktionnaire... fock.)
Dimanche (27/09/09)
Fais chauffer le caisson de basse babe.
Ca fait longtemps que j'ai envie de pondre ce post.
Parce que, a long, long time ago, je fus à plusieurs reprises immergée dans le milieu des Peugeot 205 tunning, des enceintes planquées dans leur coffre, et des gros relous accrochés à leurs volants. Plongée dans le milieu des néons violets, de la peinture fluo et des jantes allus, des ailerons arrière designs et des pots d'échappement à paillettes qui font du bruit. Engloutie dans la musique de merde qui ne manque jamais d'accompagner le tout, et qui me rattrape d'ailleurs parfois encore au détour d'une rue, lorsqu'un engin du genre s'arrête toutes fenêtres ouvertes au feu rouge. VROUM VROUM, fait la voiture, BOUM BOUM fait le caisson de basse, PUMTCHI PUMTCHI fait la tête du pilote, le tout formant un magnifique microcosme abruti qui ne manque jamais de me faire sourire.
Il fallait, un jour ou l'autre, rendre hommage à tout ceci.
Musique étant reflet de way of life, voyons donc quels sont ces sons qui ont tendance, de manière redondante, à s'échapper de ces coffres fort peu fonctionnels car entièrement dévoués à la belle sono achetée en solde chez la Foir'Fouille.
-Scooter : je vous met celle-ci parce qu'on y reconnaît facilement une chanson de Supertramp, et que le massacre qu'ils en ont fait est purement hilarant (même si je ne suis pas fan de Super Trempe -jeu de mot foireux répondant à la question "quel sera le nouveau nom de Noir Désir lorsque Cantat sera sorti de tôle ?", couramment posée après qu'il ait cassé la gueule de Trintignant à l'époque-). Scooter, le "groupe" au leader/chanteur tout blond tout beau, aux deux autres crétins qui font tapisserie derrière, et qui enregistrent chacun de leurs morceaux avec de faux bruits de foule additionnés d'échos derrière comme si c'était du pur live transcendant une foule en délire : "stand up... once again !". On retrouve pas mal de leurs "compositions" dans un film très récent de Larry Charles (le réalisateur de Borat), Brüno, qui, non content d'être assez drôle et de valoir le coup d'oeil, digère bien ce genre de son : et pour cause, le héros est blond, autrichien, gay, et présentateur raté d'émissions de télé fashions dans lesquelles il aime montrer sa bite à la caméra. Mort de lol.
-Modo : le super classique d'enfer de la mort que tout le monde, même ceux qui ne sortent que pour aller à la messe le dimanche matin, connaissent. Que celui qui ne s'est jamais retrouvé en "soirée dansante karaoké" à Trifouilli-les-Bains en train de subir cette horreur me jette la première pierre.
-Paffendorf : ce qu'il aime, ce sont les ego-trips, "je suis le plus beau, toutes les meufs craquent pour moi, et c'est pour ça qu'il faut écouter ce que je sors, parce que ça les rend folles les blondasses à gros nichons, join us and expect the unexpected".
-Sash : oh oui, encore un truc que tout le monde écoutait quand j'étais au collège. En espagnol, pour la petite touche exotique qui va bien.
-Darude : lui, il est venu après, mais bon, on ne lui en veut pas, il est blond, il porte des lunettes trop stylées et il fait de la musique qu'elle est bien pour regarder des gens courir dessus.
-Gigi d'Agostino : everyoooooone connait Gigi d'Agostino, surtout après ça : reprise égale gros carton en Europe. Bon, c'est pas comme s'il sortait des disques dix ans avant en Italie, où il était over-connu, mais presque. Les foules aiment la redite.
-Mauro Picotto : encore un habitué des compiles "méga tunning 2000 treize" de ma jeunesse.
-Floorfilla : pareil.
Dans ce monde macho, quelques femmes, hein, quand-même... pardon, quelques meufs.
-Cascada : blonde.
-Groove Coverage : fausse rousse, certainement blonde en réalité (le gars est blond en tout cas : AH !)
-Fragma : blonde.
-ATC : blonde.
Outre leur couleur de cheveux, ce qui choque avec ces dames, c'est qu'elles chantent.
La semaine prochaine, je vous parle de Makina. Mais si, cette techno espagnole qui a sévi en France il y a genre huit ans, pour s'en retourner (Dieu soit loué) fissa au bout de quelques mois. J'ai foutu en lien la première qui est tombée sur You Tube, car TOUS les morceaux de Makina sont quasi exactement similaires, donc également insupportables. C'est d'ailleurs intéressant pour moi de noter qu'il y a eu, un jour, un 1000% Makina pressé et vendu : méchamment gavée, j'avais banni le genre de mon champ de perception dès le 200% (pourtant à l'époque je possédais encore cette précieuse vertu qu'est la patience).
... Oh, et puis en fait non.
Trêve de son abrutissant pour goliots du tunning.
Je ne suis pas vache, un peu de vraie trance (dobeule lien) pour finir. De celle qui s'écoute avec du gros son, mais pas dans sa bagnole, et qui fait voyager.
Parce que, a long, long time ago, je fus à plusieurs reprises immergée dans le milieu des Peugeot 205 tunning, des enceintes planquées dans leur coffre, et des gros relous accrochés à leurs volants. Plongée dans le milieu des néons violets, de la peinture fluo et des jantes allus, des ailerons arrière designs et des pots d'échappement à paillettes qui font du bruit. Engloutie dans la musique de merde qui ne manque jamais d'accompagner le tout, et qui me rattrape d'ailleurs parfois encore au détour d'une rue, lorsqu'un engin du genre s'arrête toutes fenêtres ouvertes au feu rouge. VROUM VROUM, fait la voiture, BOUM BOUM fait le caisson de basse, PUMTCHI PUMTCHI fait la tête du pilote, le tout formant un magnifique microcosme abruti qui ne manque jamais de me faire sourire.
Il fallait, un jour ou l'autre, rendre hommage à tout ceci.
Musique étant reflet de way of life, voyons donc quels sont ces sons qui ont tendance, de manière redondante, à s'échapper de ces coffres fort peu fonctionnels car entièrement dévoués à la belle sono achetée en solde chez la Foir'Fouille.
-Scooter : je vous met celle-ci parce qu'on y reconnaît facilement une chanson de Supertramp, et que le massacre qu'ils en ont fait est purement hilarant (même si je ne suis pas fan de Super Trempe -jeu de mot foireux répondant à la question "quel sera le nouveau nom de Noir Désir lorsque Cantat sera sorti de tôle ?", couramment posée après qu'il ait cassé la gueule de Trintignant à l'époque-). Scooter, le "groupe" au leader/chanteur tout blond tout beau, aux deux autres crétins qui font tapisserie derrière, et qui enregistrent chacun de leurs morceaux avec de faux bruits de foule additionnés d'échos derrière comme si c'était du pur live transcendant une foule en délire : "stand up... once again !". On retrouve pas mal de leurs "compositions" dans un film très récent de Larry Charles (le réalisateur de Borat), Brüno, qui, non content d'être assez drôle et de valoir le coup d'oeil, digère bien ce genre de son : et pour cause, le héros est blond, autrichien, gay, et présentateur raté d'émissions de télé fashions dans lesquelles il aime montrer sa bite à la caméra. Mort de lol.
-Modo : le super classique d'enfer de la mort que tout le monde, même ceux qui ne sortent que pour aller à la messe le dimanche matin, connaissent. Que celui qui ne s'est jamais retrouvé en "soirée dansante karaoké" à Trifouilli-les-Bains en train de subir cette horreur me jette la première pierre.
-Paffendorf : ce qu'il aime, ce sont les ego-trips, "je suis le plus beau, toutes les meufs craquent pour moi, et c'est pour ça qu'il faut écouter ce que je sors, parce que ça les rend folles les blondasses à gros nichons, join us and expect the unexpected".
-Sash : oh oui, encore un truc que tout le monde écoutait quand j'étais au collège. En espagnol, pour la petite touche exotique qui va bien.
-Darude : lui, il est venu après, mais bon, on ne lui en veut pas, il est blond, il porte des lunettes trop stylées et il fait de la musique qu'elle est bien pour regarder des gens courir dessus.
-Gigi d'Agostino : everyoooooone connait Gigi d'Agostino, surtout après ça : reprise égale gros carton en Europe. Bon, c'est pas comme s'il sortait des disques dix ans avant en Italie, où il était over-connu, mais presque. Les foules aiment la redite.
-Mauro Picotto : encore un habitué des compiles "méga tunning 2000 treize" de ma jeunesse.
-Floorfilla : pareil.
Dans ce monde macho, quelques femmes, hein, quand-même... pardon, quelques meufs.
-Cascada : blonde.
-Groove Coverage : fausse rousse, certainement blonde en réalité (le gars est blond en tout cas : AH !)
-Fragma : blonde.
-ATC : blonde.
Outre leur couleur de cheveux, ce qui choque avec ces dames, c'est qu'elles chantent.
La semaine prochaine, je vous parle de Makina. Mais si, cette techno espagnole qui a sévi en France il y a genre huit ans, pour s'en retourner (Dieu soit loué) fissa au bout de quelques mois. J'ai foutu en lien la première qui est tombée sur You Tube, car TOUS les morceaux de Makina sont quasi exactement similaires, donc également insupportables. C'est d'ailleurs intéressant pour moi de noter qu'il y a eu, un jour, un 1000% Makina pressé et vendu : méchamment gavée, j'avais banni le genre de mon champ de perception dès le 200% (pourtant à l'époque je possédais encore cette précieuse vertu qu'est la patience).
... Oh, et puis en fait non.
Trêve de son abrutissant pour goliots du tunning.
Je ne suis pas vache, un peu de vraie trance (dobeule lien) pour finir. De celle qui s'écoute avec du gros son, mais pas dans sa bagnole, et qui fait voyager.
Ecrit par kaleria, à 01:12 dans la rubrique "# Niouzes" - Mise à jour : Dimanche 27 Septembre 2009, 16:46.
Jeudi (24/09/09)
Pourquoi ?
Au-delà de l'accroche typique de la plupart des posts@skyblog rédigés par les adolescentes demeurées à propos de leurs doutes existentiels ("je suis bi, gothique et je veux me suicider"), une simple question.
Que je me suis posée récemment lorsque, en me rendant comme chaque jour (sauf le dimanche) au Monoprix pour chercher mes habituels deux litres de Coca (de temps à autre, histoire de varier les plaisirs, je prend du Coca Lemon), je croise une troupe de personnes collées-serrées à la rambarde du pont Machin.
Ce pont, fort commun, surplombe une "grosse rivière" (dixit moi-même) que l'on appelle le Doubs : il est agrémenté de plusieurs pots remplis de fleurs très moches, pas très long, vachement commun en définitive. Pas de quoi attirer les foules.
Tiens donc, alors POURQUOI, god damn shit, ces gens sont-il ici ? Hein, hein ?
Et bien c'est évident, parce qu'ils regardent un petit rassemblement d'ambulances entourant ce que je soupçonne d'être un accident de voiture, compte tenu que la chose a pour cadre un carrefour sis juste en face de l'extraordinaire pont précité.
Donc tous ces connards là, ce qu'ils engloutissent, bouffent, digèrent visuellement, ce sont des lumières bleues qui tournent, des mecs en uniforme et tablier blanc qui s'activent, et probablement, derrière tout ça, des gens qui crèvent ou qui en ont l'impression.
Il n'ont visiblement rien d'autre à foutre, puisqu'ils regardent de loin, avec un évident plaisir, des mecs caber. Certes "c'est malheureux", certes "c'est con", certes "c'est affreux", mais alors putain, qu'est-ce que c'est DISTRAYANT un accident de bagnole, qu'est-c'qu'on s'marre.
C'est sûr, ça fait travailler l'imagination. Qu'est-ce qu'ils doivent galérer, ces pauvres gars chargés en vitesse dans les véhicules médicaux et les cametards des pompistes. Et qu'est-ce qu'on est contents de pas être à leur place, ohlàlà ouais, et rien que pour ça, ça vaut bien la peine d'ouvrir grand ses mirettes et d'en profiter au maximum, n'est-ce pas chérie ?
Ca me rappelle la fois où un mur de mon ancienne maison (on en démolissait certaines parties) s'est écroulé sur moi quand j'avais quatorze ans (ou un truc du genre) : en entendant les sirènes, mes mongoliens de voisins étaient venus s'aligner bien sagement devant leur porte pour voir ce qu'il se passait (ils n'ont pas dû être déçus du voyage). J'avais pas spécialement apprécié que tout le quartier se presse pour m'entendre hurler comme une conasse, mais bon, au moins ils auront appris à ne pas laisser leurs enfants s'amuser avec de grosses masses auprès de vieux murs.
J'avais tout de même été presque déçue qu'ils ne me jettent pas de cacahuètes.
C'est peut-être pour la même raison que les séries en milieu hospitalier (Urgence par exemple, une merde monumentale, ou plus récemment Docteur House) ont autant de succès.
Curiosité morbide, cent pour cent pure bêtise, garantie sans pudeur ni respect.
The dark side of the moon sous couvert de bons sentiments (encore que la pitié...).
Je sais pas moi, si l'on tient absolument à laisser sortir son côté "j'aimerais égorger des chatons sur la place publique parce que les trachées de jeunes animaux, c'est un sujet qui m'a toujours fasciné", on a tout intérêt à écouter du métal, lire Poppy Z. Brite ou regarder Martyrs (pas Saw5, on m'a dit que c'était un étron véritable, d'un poids de soixante-dix kourax environ... déjà que j'estimais le 4 à cinquante, c'est pas peu dire).
Mais surtout pas à jeter un regard condescendant sur des gens qui crèvent leur race dans un coin. Ils ont pas vraiment besoin de ça. On est des hommes, quand-même...
C'comme les abrutis qui se rassemblent d'un coup d'un seul à l'enterrement d'une personne éloignée depuis plusieurs années, on s'en souvient même plus mais bon, le nom rappelle de vagues, brefs et anodins souvenirs, alors hein, on y va, ça se fait.
Ce qui se fera sûrement pour le mien, d'enterrement, c'est une guest list accompagnée de la solennelle promesse (extorquée à quelqu'un de proche) de botter le cul de tout connard s'approchant à moins de vingt mètres du trou "par convenance".
Que des bâtards de barbares.
J'hésitais aussi à déblatérer au sujet de cette très médiatique angoisse construite autour de la grippe A, à propos de la rentrée très prochaine (c'est lundi, ahaha) et de son possible avortement cause inlassable grève, ou encore about le rêve érotique que j'ai fait la nuit dernière.
Finalement, je me contenterai de créer un superbe lien vers un truc mythique qui me fait beaucoup rire, mais que seul les initiés (c'est-à-dire ceux qui jouent à WoW, qui ont quelques notions d'anglais et qui aiment les dessins à la con réalisés avec Paint) sauront apprécier : FUUUUUUUUUCK... WHAT THE FUCK, WHAT'S THAT SHIT !
Parce qu'il faut, un second lien vers une adaptation technoïde de la chose qui précède, sur la base "musicale" de la Loituma (cf. le Delirium très mince, en bas à gauche) : hallucinant.
MORE DOTS, MORE DOTS !
Que je me suis posée récemment lorsque, en me rendant comme chaque jour (sauf le dimanche) au Monoprix pour chercher mes habituels deux litres de Coca (de temps à autre, histoire de varier les plaisirs, je prend du Coca Lemon), je croise une troupe de personnes collées-serrées à la rambarde du pont Machin.
Ce pont, fort commun, surplombe une "grosse rivière" (dixit moi-même) que l'on appelle le Doubs : il est agrémenté de plusieurs pots remplis de fleurs très moches, pas très long, vachement commun en définitive. Pas de quoi attirer les foules.
Tiens donc, alors POURQUOI, god damn shit, ces gens sont-il ici ? Hein, hein ?
Et bien c'est évident, parce qu'ils regardent un petit rassemblement d'ambulances entourant ce que je soupçonne d'être un accident de voiture, compte tenu que la chose a pour cadre un carrefour sis juste en face de l'extraordinaire pont précité.
Donc tous ces connards là, ce qu'ils engloutissent, bouffent, digèrent visuellement, ce sont des lumières bleues qui tournent, des mecs en uniforme et tablier blanc qui s'activent, et probablement, derrière tout ça, des gens qui crèvent ou qui en ont l'impression.
Il n'ont visiblement rien d'autre à foutre, puisqu'ils regardent de loin, avec un évident plaisir, des mecs caber. Certes "c'est malheureux", certes "c'est con", certes "c'est affreux", mais alors putain, qu'est-ce que c'est DISTRAYANT un accident de bagnole, qu'est-c'qu'on s'marre.
C'est sûr, ça fait travailler l'imagination. Qu'est-ce qu'ils doivent galérer, ces pauvres gars chargés en vitesse dans les véhicules médicaux et les cametards des pompistes. Et qu'est-ce qu'on est contents de pas être à leur place, ohlàlà ouais, et rien que pour ça, ça vaut bien la peine d'ouvrir grand ses mirettes et d'en profiter au maximum, n'est-ce pas chérie ?
Ca me rappelle la fois où un mur de mon ancienne maison (on en démolissait certaines parties) s'est écroulé sur moi quand j'avais quatorze ans (ou un truc du genre) : en entendant les sirènes, mes mongoliens de voisins étaient venus s'aligner bien sagement devant leur porte pour voir ce qu'il se passait (ils n'ont pas dû être déçus du voyage). J'avais pas spécialement apprécié que tout le quartier se presse pour m'entendre hurler comme une conasse, mais bon, au moins ils auront appris à ne pas laisser leurs enfants s'amuser avec de grosses masses auprès de vieux murs.
J'avais tout de même été presque déçue qu'ils ne me jettent pas de cacahuètes.
C'est peut-être pour la même raison que les séries en milieu hospitalier (Urgence par exemple, une merde monumentale, ou plus récemment Docteur House) ont autant de succès.
Curiosité morbide, cent pour cent pure bêtise, garantie sans pudeur ni respect.
The dark side of the moon sous couvert de bons sentiments (encore que la pitié...).
Je sais pas moi, si l'on tient absolument à laisser sortir son côté "j'aimerais égorger des chatons sur la place publique parce que les trachées de jeunes animaux, c'est un sujet qui m'a toujours fasciné", on a tout intérêt à écouter du métal, lire Poppy Z. Brite ou regarder Martyrs (pas Saw5, on m'a dit que c'était un étron véritable, d'un poids de soixante-dix kourax environ... déjà que j'estimais le 4 à cinquante, c'est pas peu dire).
Mais surtout pas à jeter un regard condescendant sur des gens qui crèvent leur race dans un coin. Ils ont pas vraiment besoin de ça. On est des hommes, quand-même...
C'comme les abrutis qui se rassemblent d'un coup d'un seul à l'enterrement d'une personne éloignée depuis plusieurs années, on s'en souvient même plus mais bon, le nom rappelle de vagues, brefs et anodins souvenirs, alors hein, on y va, ça se fait.
Ce qui se fera sûrement pour le mien, d'enterrement, c'est une guest list accompagnée de la solennelle promesse (extorquée à quelqu'un de proche) de botter le cul de tout connard s'approchant à moins de vingt mètres du trou "par convenance".
Que des bâtards de barbares.
J'hésitais aussi à déblatérer au sujet de cette très médiatique angoisse construite autour de la grippe A, à propos de la rentrée très prochaine (c'est lundi, ahaha) et de son possible avortement cause inlassable grève, ou encore about le rêve érotique que j'ai fait la nuit dernière.
Finalement, je me contenterai de créer un superbe lien vers un truc mythique qui me fait beaucoup rire, mais que seul les initiés (c'est-à-dire ceux qui jouent à WoW, qui ont quelques notions d'anglais et qui aiment les dessins à la con réalisés avec Paint) sauront apprécier : FUUUUUUUUUCK... WHAT THE FUCK, WHAT'S THAT SHIT !
Parce qu'il faut, un second lien vers une adaptation technoïde de la chose qui précède, sur la base "musicale" de la Loituma (cf. le Delirium très mince, en bas à gauche) : hallucinant.
MORE DOTS, MORE DOTS !
Samedi (12/09/09)
Post douloureux.
On va finir par le savoir, en dehors des jeux de mots foireux, j'aime la musique. Especially le wackénwoll, especially l'électro. Particularly especially quand les deux se croisent. Et accessoirement, the cooking english.
"Quand les deux se croisent", ça peut donner, gloire, joie et petits sauts, de l'indus. PAIN, par exemple (comme la douleûûûrh, pas comme la bouffe), certes déjà évoqué, mais méritant selon moi un retour approfondi. Que nous baserons sur le visuel, parce que certaines de leurs/ses (j'ai encore un peu de mal avec le concept de "groupe en solo") vidéos envoient le pâté.
Seau woui are pwahoude tou prisente iou : End of the Line, ainsi que toutes les bougies, les regards noirs et les taches de sang sur murs glauques qui vont avec. Ont également collaboré à ce clip : une troupe de danseuses recrutées à l'arrache dans une free quelconque, au rayon épileptiques du sanatorium local, voire sur le plateau du tournage de Silent Hill 2 (auquel le réalisateur aurait eu l'excellente idée d'intégrer les infirmières mortes-vivantes du premier opus, en plus de les faire se rouler dans la boue) ; une langue anonyme trahie par un bouc maigrelet ; un malheureux calamar empreinté au restau chinois du coin et honteusement enfermé dans un bocal rempli d'eau du robinet (que fait la SPA ?) ; un épluche-légume, deux paires de ciseaux à bouts ronds ; un bébé qui n'avait rien demandé à personne.
Je t'aime quand tu balances toutes ces bougies que le staff a dû bien se faire chier à allumer une par une, et aussi quand tu chantes le refrain avec cette ignoble voix rock de rauqueur soigneusement entretenue à l'aide de deux paquets de clopes par jour et de moult verres de cognac au réveil.
Beute woui are pwahoude tou prisente iou tou : Zombie Slam, en faux noir et blanc pour faire style. Ont participé à cette aventure : un dictaphone de l'avant-guerre, une paire de Ray Ban, encore des bougies, des fleuuuuuuurs, une limousine, une pétasse à limousines, de faux ongles noirs, une canne bizarre (probablement pensée pour être ergonomique dans une limousine), ainsi qu'un grand écran bleu sur lequel on a pris la peine d'incruster numériquement une énorme image de la lune (pleine évidemment).
Je t'aime quand tu ouvres la chanson sur un "AHOURGH" so wackénwoll, et aussi quand tu chantes avec cette voix@Satan-parle-par-ma-bouche ("Oooooouuuuuh, your funeral has just begun") et l'attitude qui va avec. Je me roule devant tes yeux exhorbités, devant tes grimaces démoniaques, et aussi devant tes spasmes, tes grands mouvements de tête rageurs et ton salut au soleil à la fin de la performance.
Bon, j'ai beau t'aimer et tu as beau être un génie, tu ne détrônes pas encore le gentil et souriant Trent dans mon coeur rempli de bons sentiments envers mon prochain. Mais quand-même, tu en as du mérite.
Manquerait plus que tu m'adresses un petit "run away" au détour de l'une de tes chansons.
Trêve d'ironie mordante, en voilà un qui ne doit pas manquer d'humour.
Ni de talent, parce qu'il faut tout de même avouer que, musicalement parlant, c'est ignoble d'efficacité tout ça. On se voit bien murmurer les premières lignes de la Guerre des Gaules en latin (apprises en quatrième) avec un regard par en-dessous au gars en face de nous dans le bus le matin. On se voit bien aussi bondir dans tous les coins en concert avec du gros son, en élitistes fanatiques de wackénwoll que nous sommes.
C'est ça qui est bien avec l'indus, c'est que ça peut être à la fois très sérieux et très sautillant.
I like this way.
"Quand les deux se croisent", ça peut donner, gloire, joie et petits sauts, de l'indus. PAIN, par exemple (comme la douleûûûrh, pas comme la bouffe), certes déjà évoqué, mais méritant selon moi un retour approfondi. Que nous baserons sur le visuel, parce que certaines de leurs/ses (j'ai encore un peu de mal avec le concept de "groupe en solo") vidéos envoient le pâté.
Seau woui are pwahoude tou prisente iou : End of the Line, ainsi que toutes les bougies, les regards noirs et les taches de sang sur murs glauques qui vont avec. Ont également collaboré à ce clip : une troupe de danseuses recrutées à l'arrache dans une free quelconque, au rayon épileptiques du sanatorium local, voire sur le plateau du tournage de Silent Hill 2 (auquel le réalisateur aurait eu l'excellente idée d'intégrer les infirmières mortes-vivantes du premier opus, en plus de les faire se rouler dans la boue) ; une langue anonyme trahie par un bouc maigrelet ; un malheureux calamar empreinté au restau chinois du coin et honteusement enfermé dans un bocal rempli d'eau du robinet (que fait la SPA ?) ; un épluche-légume, deux paires de ciseaux à bouts ronds ; un bébé qui n'avait rien demandé à personne.
Je t'aime quand tu balances toutes ces bougies que le staff a dû bien se faire chier à allumer une par une, et aussi quand tu chantes le refrain avec cette ignoble voix rock de rauqueur soigneusement entretenue à l'aide de deux paquets de clopes par jour et de moult verres de cognac au réveil.
Beute woui are pwahoude tou prisente iou tou : Zombie Slam, en faux noir et blanc pour faire style. Ont participé à cette aventure : un dictaphone de l'avant-guerre, une paire de Ray Ban, encore des bougies, des fleuuuuuuurs, une limousine, une pétasse à limousines, de faux ongles noirs, une canne bizarre (probablement pensée pour être ergonomique dans une limousine), ainsi qu'un grand écran bleu sur lequel on a pris la peine d'incruster numériquement une énorme image de la lune (pleine évidemment).
Je t'aime quand tu ouvres la chanson sur un "AHOURGH" so wackénwoll, et aussi quand tu chantes avec cette voix@Satan-parle-par-ma-bouche ("Oooooouuuuuh, your funeral has just begun") et l'attitude qui va avec. Je me roule devant tes yeux exhorbités, devant tes grimaces démoniaques, et aussi devant tes spasmes, tes grands mouvements de tête rageurs et ton salut au soleil à la fin de la performance.
Bon, j'ai beau t'aimer et tu as beau être un génie, tu ne détrônes pas encore le gentil et souriant Trent dans mon coeur rempli de bons sentiments envers mon prochain. Mais quand-même, tu en as du mérite.
Manquerait plus que tu m'adresses un petit "run away" au détour de l'une de tes chansons.
Trêve d'ironie mordante, en voilà un qui ne doit pas manquer d'humour.
Ni de talent, parce qu'il faut tout de même avouer que, musicalement parlant, c'est ignoble d'efficacité tout ça. On se voit bien murmurer les premières lignes de la Guerre des Gaules en latin (apprises en quatrième) avec un regard par en-dessous au gars en face de nous dans le bus le matin. On se voit bien aussi bondir dans tous les coins en concert avec du gros son, en élitistes fanatiques de wackénwoll que nous sommes.
C'est ça qui est bien avec l'indus, c'est que ça peut être à la fois très sérieux et très sautillant.
I like this way.
Ecrit par kaleria, à 07:36 dans la rubrique "# Niouzes" - Mise à jour : Samedi 12 Septembre 2009, 18:42.
Mardi (08/09/09)
Just like the pied piper...
Tout part d'un film, regardé à l'instant : Hell, adaptation cinématographique d'un roman du même nom, tapageur tout pareil, d'une madame (ou mademoiselle, allez savoir) Lolita Pille. Malgré ces premiers éléments plutôt négatifs, j'avais beaucoup aimé le roman, à l'époque où je l'avais lu. Pas que l'histoire m'ait des masses intéressée (un genre de romance malheureuse entre deux jeunes hétéros friqués qui passent leur temps à se bouffer le nez quand ils ne le remplissent pas de coke. Je préfère vous le dire tout de suite et gâcher votre plaisir, au bout d'un moment il y en a un qui crève. Et pouf, c'est la fin.), mais le style en était piquant à souhait, cynique. On sentait bien tout le caractère gerbatoire de leur petit monde.
Attention, analepse (c'est comme ça, nous autres génies de la littérature, que nous appelons un flashback : ce qui veut dire exactement la même chose, mais un anglicisme dans le méta-langage, vous n'y pensez pas Germaine) : c'est la raison pour laquelle, un soir d'une certaine saison, partant en quête d'un DVD à louer pour tuer la soirée et tombant là-dessus entre deux jaquettes (Taxi 2 et Fast and Furious 15), je m'étais décidée à tenter le coup. Sauf qu'à l'époque, trouvant finalement quelque chose de mieux à faire sur le moment, et histoire de ne pas perdre ma paire d'euros dépensés, j'avais juste pris la peine de ripper le film sur mon ordi et de le mettre de côté, pour plus tard.
J'aurais dû l'y laisser : en dehors du fait que la trame est restée tout aussi inintéressante dans le film que dans le bouquin, le style qui m'avait plu dans ce dernier s'est malheureusement évaporé lors de la mise en image. C'est pas donné comme ça de retranscrire un style ma p'tite dame, vous savez, n'empêche qu'ils auraient pu un peu plus se casser le cul au niveau de la réalisation. Par exemple, ne pas se contenter de nous offrir une suite de plans fixes à la con, centrés la moitié du temps sur l'intense regard de l'un de nos (très complexes) personnages bien que l'héroïne ne soit physiquement pas si mal choisie même si je l'imaginais un poil plus âgée.
Du coup évidemment, toute la décadence échevelée du bouquin, pfuit, finie, passée aux oubliettes : au lieu de ça, on a droit à des plans glauques de fêtes super glauques dans des apparts (non moins glauques) aux plafonds hauts tout lambrissés, occupés par des mecs qu'on croirait tout droit sortis d'une pub Hugo Boss et par des nanas mineures qui foutent rien de leur vie et on les comprend, quand on a l'air conne comme ça vaut mieux rien tenter, tout ce petit monde passant son temps à boire du champagne et de "l'excellent" vin rouge (non mais je vous jure, du VIN ROUGE quoi, allô) entre deux lignes de coke. Une ou deux scènes de cul (hétéro) par-ci par-là (dont une dans une piscine), histoire de réveiller un peu le spectateur. Et des regards de partout, même s'ils sont inexpressifs, c'est pas grave, c'est pas trop dur à filmer des yeux, pis ça rend bien à l'image.
N'empêche qu'avec tout ça, moi, il y a quand-même quelques petits trucs qui ont eu le don de m'énerver, pan, d'un coup d'un seul, il m'en faut peu.
Par exemple, dans ce chef-d'oeuvre de cinématographie contemporaine, l'on trouve au moins trois scènes au cours desquelles, à un moment ou à un autre, le gars file une clope à la donzelle, puis lui ALLUME avec son propre briquet, ce qui est tout à fait horripilant. Je ne supporte pas qu'on tente de m'allumer ma clope, non seulement parce que les trois quarts du temps il s'agit d'un geste de pseudo galanterie (terme utilisé à tort et à travers pour dire grosso merdo "choses que font les mecs qui veulent paraître gentils en chouchoutant une nana lambda, mais qui révèlent du même coup toute une idéologie paternaliste à deux balles que nous nous traînons depuis des plombes et pour encore plus longtemps et c'est très beaucoup le dommage"), mais qu'en plus, ça oblige à se rapprocher de/se pencher sur la personne qui tient le briquet, et qui vous mène donc où bon lui semble par le bout de la clope, et qu'en plus de tout ça, faut encore dire merci par dessus le marché.
Dans mon cercle des poètes disparus à moi, on affirme souvent avec bravade que "qui allume encule", ce qui est à la fois imagé et vulgaire, mais somme toute assez révélateur.
Qu'on n'aille pas me dire que je ne suis pas polie : je tiens toujours les portes (sans aller jusqu'à ouvrir celles de mes voisines), je nettoie mes éventuelles saloperies (cendrier renversé, papier qui traîne, verres vides), je suis polie bonjour/orvoir/merci, je ne squatte que très rarement chez les gens, et uniquement quand je suis absolument certaine de ne pas les déranger. Bien sûr qu'il m'arrive de me transformer en une encombrante outre à vin braillant des chansons paillardes avant de m'effondrer comme une grosse loque sur le canapé du salon : mais le lendemain, j'apprécie sincèrement qu'il y ait un peu de bordel à ranger ou (mieux) de vaisselle à faire, histoire de me rendre utile en détachant un peu ma conscience.
Mais ALLUMER sa clope à une fille, ça non, carrément pas, jamais, au grand jamais, pitié. La fois d'après, je fais quoi, je lui demande si elle habite encore chez ses parents ? "Vous êtes très jolie mad'moiselle" : quinze fois par jour quand tu passes la journée dehors, une quinzaine de plus si t'es de sortie le soir, la question suivante c'est "vous faites quoi dans la vie ?". Et surtout grouille-toi de répondre conasse, que je puisse te raconter la mienne, de vie.
L'allumage de clope est, avec la demande de sourire dans la rue, l'un des trucs qui m'horripile le plus venant de parfaits inconnus (ou de gens qu'on croise comme ça une fois, deux fois, et qui font genre "j'te connais toi" -rajoutez l'intonnation qui va bien dans le "toi", genre je sais qui tu es, on m'la fait pas à moi, ahaha, comme une majuscule ratée qui se casserait la gueule par terre en beauté, plaf-). Sujet redondant, la demande de sourire, mais quand-même, c'est quoi cette blague de mauvais goût ? On est sensées se promener H-24 avec un grand sourire niais sur la gueule parce que c'est plus joli à regarder pour des gens qu'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam et dont on se fiche éperdument ? Même si on n'a pas spécialement de raison de sourire, même si on est occupée à réfléchir à telle ou telle chose absolument captivante qui nous empêche de nous concentrer sur notre beau sourire Colgate ?
Non mais ça ira merci, le coup de la viande à l'étalage qu'il faut déjà emballer dans de beaux atours (de préférence ceux qu'on peut arracher facilement, que ça soit pas trop compliqué de déballer tout ça pour en profiter au plus vite une fois l'affaire conclue) histoire de la rendre attrayante, tout en la faisant se mouvoir avec douceur mais fermeté (chose qu'on demande aussi à sa forme, à sa texture, jusqu'à son caractère), il faudrait en plus qu'elle s'applique à sourire comme une poupée à la con. On t'enlève le droit d'avoir tes propres pensées cachées derrière un visage neutre, il faut que t'aies l'air gaie et heureuse de vivre en permanence, sinon tu vois ça rebute les gens, ils auront pas envie de te bouffer ou de te pomper après, et tu finiras seule et solitaire, pauvre tarée va. Te plains pas en plus de ça, c'est leur droit, c'est comme ça que ça marche. Souris.
Revenons à nos moutons : dans ce film, il y avait aussi une grosse voiture (une Jag, c'est précisé à de multiples reprises) conduite par le héros, et une quantité incroyable de fringues et godasses (de marque Gucci, entre autre, souvent répété aussi) achetées par le héros à l'héroïne.
Ce qui m'insupporte parfois avec les gens qui ont de l'argent, c'est quand ils s'en servent pour acheter des trucs aussi chers qu'inutiles : je veux dire, qui, honnêtement, a besoin de cinquante paires de godillots différentes dans sa penderie, de trente ensembles d'hiver, du double pour l'été ? Qui a besoin d'une bagnole surpuissante pour rouler dans Paris ? Qui a besoin de tromper son ennui en consommant et en consommant, toujours un peu plus, des merdes superficielles sans autre intérêt que celui de rendre jaloux le voisin (on se demande bien pourquoi d'ailleurs) ?
Moi aussi je consomme, et pas qu'un peu : je bouffe du bouquin, j'englouti du film, j'enrobe mes journées d'un réversible manteau musical, OK, c'est de la consommation. Pour l'esprit. S'habiller en Prada, ça n'a jamais fait réfléchir les gens, à ce que je sache.
Pis la coke c'est une drogue de riche, d'abord : c'est bon, ça ne laisse pas de marque trop apparente même à haute dose, ça ne crame pas le nez quand on la sniffe, ça ne fait pas de taches rouges sur la peau quand on s'en injecte, c'est discret, presque aucune redescente physique, et putain, qu'est-ce que c'est CHER. Vous me direz, toutes les drogues sont des drogues de riches, parce que la drogue, c'est un truc de riches, toujours trop cher pour du superflu. Oui, mais non : la coke ne fais pas passer dans un univers parallèle, la coke ne permet pas de dialoguer avec les esprits, et la coke ne fais pas non plus oublier tous les soucis. La coke fais juste se sentir plus puissant que le voisin tout en empêchant de dormir et en permettant d'engloutir encore plus d'alcool même si on est limite comateux au moment où on tape sa trace, ce qui permet de consommer, encore et encore, de tout et de tout le monde, abusivement, tout en étant parfaitement sûr de soi et de son bon droit. Ce qui est, précisément, un truc de riches (et de mâles, mais ça c'est mis entre parenthèses parce que sinon on va encore dire que j'insiste lourdement).
Même si je vis en dessous de mes moyens, je n'aime pas l'idée de profiter de ce qu'on a pour faire n'importe quoi. C'est obscène et écoeurant.
C'était la première Réflexion Découlant du Problème "Objets Coûteux et Inutiles Vus Dans ce Film".
Seconde RDPOCIVDF : et voilà, on commence par allumer sa clope à une conasse, et après on lui achète des sapes pour qu'elle fasse bien dans la Jaguar. Parce que, je l'ai dit, c'est le héros qui casque, et l'héroïne qui en profite pour faire bien potiche à côté du possesseur de la carte bleue. Gerbant.
(Je vais avoir du mal à aérer ce pavé de texte pour le rendre lisible.)
Bref, oui, je sais que tout ceci tourne à l'obsessionnel chez moi. Que c'est grave, très grave, et que celles qui pensent comme moi finissent par s'éteindre seules, dans leur appart HLM pourri, coincées entre deux piles de Nous Deux et une douzaine de chats. Je le sais, mais je sais aussi que j'ai raison, dans le fond. On peut toujours me dire que ça n'est pas grave, c'est la vérité pour beaucoup de gens. Pour moi, c'est très grave. Il ne faut donc pas m'en vouloir de m'étaler longuement ici : certains ont leurs gamin(e)s, d'autres le tiers monde, ou (plus réalistes) le quart monde, la guerre, les dauphins, les bébés phoques, le traitement de la douleur dans les hôpitaux, les droits du travail, que sais-je. On leur pardonne (sauf pour les dauphins et les bébés phoques).
Un de ces quatre, j'essaierai d'allumer sa clope à un mec qui m'en demandera dans la rue. Pour voir. Ca pourrait m'aider, mais j'ai des doutes.
Music now :
-un clip assez fun sur une musique qui DEBOITE SA MERE, de Pain (comme la douleur et pas comme ce sur quoi on étale le nutella, merci) : même si la musique is perfomed by a band, il est nécessaire de noter que tout est composé par un seul homme, un grand génie de l'indus, Peter Tägtgren -à vos souhaits- (que l'on entend chanter ici). Si vous êtes curieux, franchement, allez-y.
-un autre clip sur une sansson du même, dans laquelle il s'est adjoint les services de l'infâme Anette Olzon (cf. mes quelques posts à ce sujet) : on peut constater que, même blonde et sortie de son terrain familier, elle danse d'une manière définitivement ridicule (sa voix passe pas si mal que ça, par contre).
-une petite Symphony of Destruction, qui s'est rappelée hier à mon esprit avec ces mots : "hey motherfucker, n'oublie pas qu'avant de te mettre au son électro, ce que t'écoutais dans ta première décade, c'était moi".
Alors maintenant on se laisse graisser les cheveux, on se les fiche devant les yeux, on boit tout plein de bière (ou de whisky-coca ou de vodka-pomme, mais pas de passoa) et on regarde les gens par en dessous en grognant que non, les adaptations pourries de romans passipourrisqueça, on n'en veut pas.
Parce que c'est féminin.
Attention, analepse (c'est comme ça, nous autres génies de la littérature, que nous appelons un flashback : ce qui veut dire exactement la même chose, mais un anglicisme dans le méta-langage, vous n'y pensez pas Germaine) : c'est la raison pour laquelle, un soir d'une certaine saison, partant en quête d'un DVD à louer pour tuer la soirée et tombant là-dessus entre deux jaquettes (Taxi 2 et Fast and Furious 15), je m'étais décidée à tenter le coup. Sauf qu'à l'époque, trouvant finalement quelque chose de mieux à faire sur le moment, et histoire de ne pas perdre ma paire d'euros dépensés, j'avais juste pris la peine de ripper le film sur mon ordi et de le mettre de côté, pour plus tard.
J'aurais dû l'y laisser : en dehors du fait que la trame est restée tout aussi inintéressante dans le film que dans le bouquin, le style qui m'avait plu dans ce dernier s'est malheureusement évaporé lors de la mise en image. C'est pas donné comme ça de retranscrire un style ma p'tite dame, vous savez, n'empêche qu'ils auraient pu un peu plus se casser le cul au niveau de la réalisation. Par exemple, ne pas se contenter de nous offrir une suite de plans fixes à la con, centrés la moitié du temps sur l'intense regard de l'un de nos (très complexes) personnages bien que l'héroïne ne soit physiquement pas si mal choisie même si je l'imaginais un poil plus âgée.
Du coup évidemment, toute la décadence échevelée du bouquin, pfuit, finie, passée aux oubliettes : au lieu de ça, on a droit à des plans glauques de fêtes super glauques dans des apparts (non moins glauques) aux plafonds hauts tout lambrissés, occupés par des mecs qu'on croirait tout droit sortis d'une pub Hugo Boss et par des nanas mineures qui foutent rien de leur vie et on les comprend, quand on a l'air conne comme ça vaut mieux rien tenter, tout ce petit monde passant son temps à boire du champagne et de "l'excellent" vin rouge (non mais je vous jure, du VIN ROUGE quoi, allô) entre deux lignes de coke. Une ou deux scènes de cul (hétéro) par-ci par-là (dont une dans une piscine), histoire de réveiller un peu le spectateur. Et des regards de partout, même s'ils sont inexpressifs, c'est pas grave, c'est pas trop dur à filmer des yeux, pis ça rend bien à l'image.
N'empêche qu'avec tout ça, moi, il y a quand-même quelques petits trucs qui ont eu le don de m'énerver, pan, d'un coup d'un seul, il m'en faut peu.
Par exemple, dans ce chef-d'oeuvre de cinématographie contemporaine, l'on trouve au moins trois scènes au cours desquelles, à un moment ou à un autre, le gars file une clope à la donzelle, puis lui ALLUME avec son propre briquet, ce qui est tout à fait horripilant. Je ne supporte pas qu'on tente de m'allumer ma clope, non seulement parce que les trois quarts du temps il s'agit d'un geste de pseudo galanterie (terme utilisé à tort et à travers pour dire grosso merdo "choses que font les mecs qui veulent paraître gentils en chouchoutant une nana lambda, mais qui révèlent du même coup toute une idéologie paternaliste à deux balles que nous nous traînons depuis des plombes et pour encore plus longtemps et c'est très beaucoup le dommage"), mais qu'en plus, ça oblige à se rapprocher de/se pencher sur la personne qui tient le briquet, et qui vous mène donc où bon lui semble par le bout de la clope, et qu'en plus de tout ça, faut encore dire merci par dessus le marché.
Dans mon cercle des poètes disparus à moi, on affirme souvent avec bravade que "qui allume encule", ce qui est à la fois imagé et vulgaire, mais somme toute assez révélateur.
Qu'on n'aille pas me dire que je ne suis pas polie : je tiens toujours les portes (sans aller jusqu'à ouvrir celles de mes voisines), je nettoie mes éventuelles saloperies (cendrier renversé, papier qui traîne, verres vides), je suis polie bonjour/orvoir/merci, je ne squatte que très rarement chez les gens, et uniquement quand je suis absolument certaine de ne pas les déranger. Bien sûr qu'il m'arrive de me transformer en une encombrante outre à vin braillant des chansons paillardes avant de m'effondrer comme une grosse loque sur le canapé du salon : mais le lendemain, j'apprécie sincèrement qu'il y ait un peu de bordel à ranger ou (mieux) de vaisselle à faire, histoire de me rendre utile en détachant un peu ma conscience.
Mais ALLUMER sa clope à une fille, ça non, carrément pas, jamais, au grand jamais, pitié. La fois d'après, je fais quoi, je lui demande si elle habite encore chez ses parents ? "Vous êtes très jolie mad'moiselle" : quinze fois par jour quand tu passes la journée dehors, une quinzaine de plus si t'es de sortie le soir, la question suivante c'est "vous faites quoi dans la vie ?". Et surtout grouille-toi de répondre conasse, que je puisse te raconter la mienne, de vie.
L'allumage de clope est, avec la demande de sourire dans la rue, l'un des trucs qui m'horripile le plus venant de parfaits inconnus (ou de gens qu'on croise comme ça une fois, deux fois, et qui font genre "j'te connais toi" -rajoutez l'intonnation qui va bien dans le "toi", genre je sais qui tu es, on m'la fait pas à moi, ahaha, comme une majuscule ratée qui se casserait la gueule par terre en beauté, plaf-). Sujet redondant, la demande de sourire, mais quand-même, c'est quoi cette blague de mauvais goût ? On est sensées se promener H-24 avec un grand sourire niais sur la gueule parce que c'est plus joli à regarder pour des gens qu'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam et dont on se fiche éperdument ? Même si on n'a pas spécialement de raison de sourire, même si on est occupée à réfléchir à telle ou telle chose absolument captivante qui nous empêche de nous concentrer sur notre beau sourire Colgate ?
Non mais ça ira merci, le coup de la viande à l'étalage qu'il faut déjà emballer dans de beaux atours (de préférence ceux qu'on peut arracher facilement, que ça soit pas trop compliqué de déballer tout ça pour en profiter au plus vite une fois l'affaire conclue) histoire de la rendre attrayante, tout en la faisant se mouvoir avec douceur mais fermeté (chose qu'on demande aussi à sa forme, à sa texture, jusqu'à son caractère), il faudrait en plus qu'elle s'applique à sourire comme une poupée à la con. On t'enlève le droit d'avoir tes propres pensées cachées derrière un visage neutre, il faut que t'aies l'air gaie et heureuse de vivre en permanence, sinon tu vois ça rebute les gens, ils auront pas envie de te bouffer ou de te pomper après, et tu finiras seule et solitaire, pauvre tarée va. Te plains pas en plus de ça, c'est leur droit, c'est comme ça que ça marche. Souris.
Revenons à nos moutons : dans ce film, il y avait aussi une grosse voiture (une Jag, c'est précisé à de multiples reprises) conduite par le héros, et une quantité incroyable de fringues et godasses (de marque Gucci, entre autre, souvent répété aussi) achetées par le héros à l'héroïne.
Ce qui m'insupporte parfois avec les gens qui ont de l'argent, c'est quand ils s'en servent pour acheter des trucs aussi chers qu'inutiles : je veux dire, qui, honnêtement, a besoin de cinquante paires de godillots différentes dans sa penderie, de trente ensembles d'hiver, du double pour l'été ? Qui a besoin d'une bagnole surpuissante pour rouler dans Paris ? Qui a besoin de tromper son ennui en consommant et en consommant, toujours un peu plus, des merdes superficielles sans autre intérêt que celui de rendre jaloux le voisin (on se demande bien pourquoi d'ailleurs) ?
Moi aussi je consomme, et pas qu'un peu : je bouffe du bouquin, j'englouti du film, j'enrobe mes journées d'un réversible manteau musical, OK, c'est de la consommation. Pour l'esprit. S'habiller en Prada, ça n'a jamais fait réfléchir les gens, à ce que je sache.
Pis la coke c'est une drogue de riche, d'abord : c'est bon, ça ne laisse pas de marque trop apparente même à haute dose, ça ne crame pas le nez quand on la sniffe, ça ne fait pas de taches rouges sur la peau quand on s'en injecte, c'est discret, presque aucune redescente physique, et putain, qu'est-ce que c'est CHER. Vous me direz, toutes les drogues sont des drogues de riches, parce que la drogue, c'est un truc de riches, toujours trop cher pour du superflu. Oui, mais non : la coke ne fais pas passer dans un univers parallèle, la coke ne permet pas de dialoguer avec les esprits, et la coke ne fais pas non plus oublier tous les soucis. La coke fais juste se sentir plus puissant que le voisin tout en empêchant de dormir et en permettant d'engloutir encore plus d'alcool même si on est limite comateux au moment où on tape sa trace, ce qui permet de consommer, encore et encore, de tout et de tout le monde, abusivement, tout en étant parfaitement sûr de soi et de son bon droit. Ce qui est, précisément, un truc de riches (et de mâles, mais ça c'est mis entre parenthèses parce que sinon on va encore dire que j'insiste lourdement).
Même si je vis en dessous de mes moyens, je n'aime pas l'idée de profiter de ce qu'on a pour faire n'importe quoi. C'est obscène et écoeurant.
C'était la première Réflexion Découlant du Problème "Objets Coûteux et Inutiles Vus Dans ce Film".
Seconde RDPOCIVDF : et voilà, on commence par allumer sa clope à une conasse, et après on lui achète des sapes pour qu'elle fasse bien dans la Jaguar. Parce que, je l'ai dit, c'est le héros qui casque, et l'héroïne qui en profite pour faire bien potiche à côté du possesseur de la carte bleue. Gerbant.
(Je vais avoir du mal à aérer ce pavé de texte pour le rendre lisible.)
Bref, oui, je sais que tout ceci tourne à l'obsessionnel chez moi. Que c'est grave, très grave, et que celles qui pensent comme moi finissent par s'éteindre seules, dans leur appart HLM pourri, coincées entre deux piles de Nous Deux et une douzaine de chats. Je le sais, mais je sais aussi que j'ai raison, dans le fond. On peut toujours me dire que ça n'est pas grave, c'est la vérité pour beaucoup de gens. Pour moi, c'est très grave. Il ne faut donc pas m'en vouloir de m'étaler longuement ici : certains ont leurs gamin(e)s, d'autres le tiers monde, ou (plus réalistes) le quart monde, la guerre, les dauphins, les bébés phoques, le traitement de la douleur dans les hôpitaux, les droits du travail, que sais-je. On leur pardonne (sauf pour les dauphins et les bébés phoques).
Un de ces quatre, j'essaierai d'allumer sa clope à un mec qui m'en demandera dans la rue. Pour voir. Ca pourrait m'aider, mais j'ai des doutes.
Music now :
-un clip assez fun sur une musique qui DEBOITE SA MERE, de Pain (comme la douleur et pas comme ce sur quoi on étale le nutella, merci) : même si la musique is perfomed by a band, il est nécessaire de noter que tout est composé par un seul homme, un grand génie de l'indus, Peter Tägtgren -à vos souhaits- (que l'on entend chanter ici). Si vous êtes curieux, franchement, allez-y.
-un autre clip sur une sansson du même, dans laquelle il s'est adjoint les services de l'infâme Anette Olzon (cf. mes quelques posts à ce sujet) : on peut constater que, même blonde et sortie de son terrain familier, elle danse d'une manière définitivement ridicule (sa voix passe pas si mal que ça, par contre).
-une petite Symphony of Destruction, qui s'est rappelée hier à mon esprit avec ces mots : "hey motherfucker, n'oublie pas qu'avant de te mettre au son électro, ce que t'écoutais dans ta première décade, c'était moi".
Alors maintenant on se laisse graisser les cheveux, on se les fiche devant les yeux, on boit tout plein de bière (ou de whisky-coca ou de vodka-pomme, mais pas de passoa) et on regarde les gens par en dessous en grognant que non, les adaptations pourries de romans passipourrisqueça, on n'en veut pas.
Parce que c'est féminin.
Ecrit par kaleria, à 06:28 dans la rubrique "# Niouzes" - Mise à jour : Mardi 8 Septembre 2009, 07:28.
Samedi (05/09/09)
Le best of s'enrichit.
En effet, j'ai la chance d'avoir à mes côtés de merveilleux êtres qui me font régulièrement parvenir leurs plus belles perles du net.
C'est ainsi que, tout à l'heure, quelqu'un m'a envoyé ceci. D'ores et déjà légendaire (les commentaires sont pas mal non plus, pour certains), me confortant dans mes convictions : oui, il y a des gens qui ont de l'humour, oui, il y a des gens assez pitoyables pour servir de victimes à un détournement du genre, oui, je suis une fille très bien and I'm not alone (en fait si, là tout de suite et si je prend la peine de le dire c'est parce que c'est atrocement gênant, hein, dis-donc, mais bon, dans l'idée).
Ne boudant pas mon plaisir, j'ai cherché à me renseigner d'avantage au sujet de l'héroïne de ce gentil clip, je suis donc tombée sur cette page : que du bonheur.
On peut laisser tourner les vidéos sans les regarder, histoire de simplement entendre ces merveilles en fond sonore pendant qu'on fait la vaisselle, mais je conseille tout de même un visionnage attentif.
Si vous ne savez pas par où commencer, je vous donne, à titre indicatif, ma toute préférée. Faut se méfier quand on vit en ostracisme, c'est dur.
Hors-sujet : les jours rallongent, fraîchissent, et ça ne va pas du tout, ah non alors. Avant d'avoir eu le temps de bien digérer l'information, je serai contrainte de partir en cours/chasse dans la nuit et le froid. Je n'oserai plus sortir de chez moi par peur de geler sur place façon T1000 sous douche d'azote liquide. Il me faudra faire tourner nuit et jour le chauffage du BAS afin de maintenir une températurede trente-deux degrés correcte en HAUT (parce qu'évidemment y a pas de radiateur dans la mezzanine), je ne devrai surtout pas envisager d'aérer deux secondes, et dès qu'il flottera ça en profitera aussi pour goutter dans le salon (véridique).
Les petites faucheuses d'été seront remplacées par d'énormes araignées velues qui ramperont partout, especially dans mon bec grand ouvert quand je dormirai (je ne sais plus où j'ai lu qu'on avale en moyenne, dans toute une vie, sept araignées pendant son sommeil, eûrk).
Et je n'aurai AUCUNE présence féminine réconfortante à mes côtés -normalement c'est ici qu'on me plaint à court bouillon, comme dirait Vaness'-.
Entre deux sessions Street Style, je m'écoute ça. Ce qui me plonge (allez savoir pourquoi) dans une profonde et gluante mélancolie.
Comme je suis sado-maso, j'en rajoute plusieurs couches : here, ici et là. Même quand je me tourne vers le wackénwoll, ce petit con appuie là où ça fait mal. La vie est vraiment dégueulasse.
C'est ainsi que, tout à l'heure, quelqu'un m'a envoyé ceci. D'ores et déjà légendaire (les commentaires sont pas mal non plus, pour certains), me confortant dans mes convictions : oui, il y a des gens qui ont de l'humour, oui, il y a des gens assez pitoyables pour servir de victimes à un détournement du genre, oui, je suis une fille très bien and I'm not alone (en fait si, là tout de suite et si je prend la peine de le dire c'est parce que c'est atrocement gênant, hein, dis-donc, mais bon, dans l'idée).
Ne boudant pas mon plaisir, j'ai cherché à me renseigner d'avantage au sujet de l'héroïne de ce gentil clip, je suis donc tombée sur cette page : que du bonheur.
On peut laisser tourner les vidéos sans les regarder, histoire de simplement entendre ces merveilles en fond sonore pendant qu'on fait la vaisselle, mais je conseille tout de même un visionnage attentif.
Si vous ne savez pas par où commencer, je vous donne, à titre indicatif, ma toute préférée. Faut se méfier quand on vit en ostracisme, c'est dur.
Hors-sujet : les jours rallongent, fraîchissent, et ça ne va pas du tout, ah non alors. Avant d'avoir eu le temps de bien digérer l'information, je serai contrainte de partir en cours/chasse dans la nuit et le froid. Je n'oserai plus sortir de chez moi par peur de geler sur place façon T1000 sous douche d'azote liquide. Il me faudra faire tourner nuit et jour le chauffage du BAS afin de maintenir une température
Les petites faucheuses d'été seront remplacées par d'énormes araignées velues qui ramperont partout, especially dans mon bec grand ouvert quand je dormirai (je ne sais plus où j'ai lu qu'on avale en moyenne, dans toute une vie, sept araignées pendant son sommeil, eûrk).
Et je n'aurai AUCUNE présence féminine réconfortante à mes côtés -normalement c'est ici qu'on me plaint à court bouillon, comme dirait Vaness'-.
Entre deux sessions Street Style, je m'écoute ça. Ce qui me plonge (allez savoir pourquoi) dans une profonde et gluante mélancolie.
Comme je suis sado-maso, j'en rajoute plusieurs couches : here, ici et là. Même quand je me tourne vers le wackénwoll, ce petit con appuie là où ça fait mal. La vie est vraiment dégueulasse.
