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God save the gouines.

blog opératoire.

Page principale - Brouillons

Samedi (14/06/08)

See ya.

Voilà, je suis viendue vous dire que je m'en va.

Le commentaire de Stupidchick m'a profondément fait réfléchir, et... mes conclusions ne sont guères brillantes. Suffisament négatives, en tout cas, pour me pousser à clore ma période blogueuse (définitivement, je l'espère).
En effet, "déblatérer", ça va bien quelques temps, mais force est de constater qu'il faut bien grandir un jour. Mes accès rageux à répétition n'intéressent de toute manière personne et ne sont nullement productifs. Il serait temps, comme mon entourage me le répète jour après jour, que je grandisse un peu, et arrête de m'enfermer dans un monde virtuel en me coupant de la réalité.

Les beaux jours approchent, je vais donc me mettre à sortir, revoir des amis laissés de côté depuis un bon moment, tenter de renouer quelques liens, profiter du soleil et du grand air, bref m'aérer le corps et l'âme afin d'en finir avec cette noirceur caustique qui, au final, me fait plus de mal que de bien.

Le blog restera ouvert, y viendra qui le voudra. Simplement, je n'y posterai plus.

Au plaisir (je ne suis pas douée pour les conclusions, celle ci est donc brève, mais l'idée y est).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BWAHAHAHA !

Nan mais franchement, vous y avez cru ?
Si non, question complémentaire : à quel moment avez-vous commencé à vous douter de l'atroce supercherie à laquelle je me livrais ?
Si oui, ne remettez plus jamais les pieds ici, j'aurai posé des pièges à loup judicieusement placés à votre attention.

(Qu'est-ce qu'on ne fait pas quand on se fait chier, tout d'même.)

Ecrit par kaleria, à 04:04 dans la rubrique "# Niouzes".

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Mercredi (11/06/08)

Telle la fille ayant retrouvé de secrets dossiers

(sur son disque dur externe)

Aujourd'hui, je vais déblatérer sur David Guetta.

...

En fait non, ça ira, merci.

Ecrit par kaleria, à 04:15 dans la rubrique "# Niouzes".

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Lundi (09/06/08)

The two-parkinged bed

(and his multiples promises)

Tout un programme que le lit deux places, sous des dehors anodins.
En effet, le lit deux places, c'est :
-la possiblité de se vautrer allègrement dedans après une dure journée de travail... éwé, allez vous écrouler sur un lit une place : pour peu que le coup soit mal calculé, vous êtes quasiment certains de vous taper un bon gros coup la tête dans le mur derrière (car quel est le con qui oserait caser le lit au milieu d'une pièce, nan mais franchement).
-l'assurance de ne pas avoir à réfléchir au sens dans lequel se coucher quand vous rentrez complètement bourrés d'une soirée lambda. Y en a pour qui ça a son importance, et pas des moindres.
-l'espace nécessaire pour se tourner et retourner dans tous les sens quand, comme moi, on est une insomniaque chronique.
-donc également de quoi chercher des coins plus frais pendant les chaudes nuits d'été (je vous le dit, cette chose possède des usages universels).
-et ainsi de suite, on peut allègrement aller chercher au réveil un côté qui ne soit pas totalement trempé de sueur.
-tout ça, c'est quand on est seul et solitaire, vous allez me dire. Certes, MAIS, le lit deux places, c'est aussi un hébergement by night potentiel pour vos potes. Au pire, prévoyez deux couettes, et zou, viens donc à la maison on va se faire une soirée action vérité, en tout bien tout honneur coupine.
-il est aussi tout à fait possible d'aligner plusieurs personnes sur la chose, pour y pioncer (jusqu'à quatre coupaings, c'est encore tenable) ou y matter des films d'anthologie (en ayant auparavant positionnée le PC devant ledit lit, créatures prévoyantes que nous sommes).
-éventuellement, on peut y faire des galipettes beaucoup plus aisément que dans un affreux mouchoir de poche.
-ce qui m'amène à constater la chose suivante : il est souvent beaucoup plus facile de caser de grands gabarits, tel mon mètre soixante seize, dans un lit deux places que dans un machin uniparking (au pire on peut se mettre en travers, DIY namého).
-le lit deux places peut donc être logiquement considéré comme l'ultime support de la punk attitude au XXIe siècle.
-enfin, pour quelqu'un qui n'aime pas bosser posé à un bureau, il offre une excellente alternative à l'étalage de feuilles diverses par terre, emplacement où elles se trouvent facilement piétinées, bouffées par une colonie de chinchillas ou emportées par un pigeon voyageur monoailiste.

Pour toutes ces raisons, je déclare le lit deux places Objet de l'année 2008, et lui promet une longue vie ainsi que de multiples succès futurs, antérieurs et à venir.

C'était la divaguation de la semaine. Côté vraie vie qui tache, on attend toujours les résultats des partiels de fin d'année, et on pourra les attendre encore longtemps tant que je ne me déciderai pas à aller les chercher (oui parce que les falsifier pour les envoyer à grand-mère, ça va me demander un minimum d'effort, et l'effort, c'est le Mal).
La Tornade se fait silencieuse ces jours derniers. Aux dernières nouvelles, la créature devait aller passer quelques jours dans un chalet afin de se faire piercer le labret et prendre du subutex en trace avec son Roméo. On lui souhaite bien du plaisir.
Et enfin parce que je ne peux pas résister, une petite vidéo amusante : par là (enfin, personellement j'ai beaucoup ri, après...).

Ecrit par kaleria, à 03:52 dans la rubrique "# Niouzes".

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Mardi (03/06/08)

Thermomètre.

(What else ?)

En vertu des pouvoirs qui me sont conférés, du cours de l'or à la bourse et de l'âge de la fille du capitchoun, je déclare ouverte la saison de l'inertie.
Qu'est-ce que la saison de l'inertie, vous allez m'dire ? Elle est nulle cette question, le nom parle de lui même, m'enfin... on vous pardonne, vous n'êtes peut-être pas des habitués de l'inertie.
L'inertie, donc, ça consiste en le fait de passer son temps à passer le temps. Sans avoir quoi que ce soit à faire, genre cours, travail (pour quoi faire ?), vaisselle, cuisine... absolument rien. Tuer le temps donc, regarder une quantité de film absolument hallucinante, relire les mêmes bouquins qu'on lit toujours pendant les vacances (mes bouquins trashs, les mêmes que l'an dernier à la même période, ils parlent tous de gens qui passent eux aussi leur temps à tuer le temps, ceci explique celà), scotcher un peu beaucoup son PC, globalement glander royalement, fabuleusement inutilement. Se faire des journées néant comme d'autres font des soirées mousse ou années 80.
Note que j'serais pas contre aller picoler en boîte en minijupe, mais j'ai même pas d'accolyte assez glorieux(-se) pour faire ça avec la décadence qui s'impose, c'est con. Hein, hein ?
Je pourrais aussi en profiter pour développer un talent quelconque, ou l'entretenir, enfin... en profiter un peu quoi. Sauf que je n'ai pas de talent quelconque, à part rager, médire méchamment et m'acharner à accomplir proprement le peu de trucs que je me décide à faire (s'il y en a peu, c'est parce que je me décide rarement). Et emmerder le peuple aussi (polysémie, ohlàlà, t'as vu ?).
Et oui, tout le monde n'a pas la chance de se prendre pour un artiste, ni éventuellement (mais c'est plus rare) d'en être un.

Il faut savoir aussi (si si, il faut le savoir), que je ne supporte plus les discussions politiques, droite, gauche, milieu, coin inférieure latéral gauche en partant du neuvième pylône, et toute ces bêtises. Oui, parce que c'est à la mode d'être politique (genre j'ai une opinion, t'as vu ?), et d'en discuter, et ceci et celà, et c'est comme ça qu'on m'a récemment (vous n'alliez pas croire que tout ce bataclan venait de rien non plus, si ?) sorti que, ben "tout est politique" ma petite dame. Ce qui me rappelle le fameux "si tu ne viens pas à la politique, la politique viendra à toi". Pardon, j'ai oublié la majuscule.
Considérer la chose comme une vaste connerie me faisant immanquablement passer du côté "daubotte profonde" du jugement public, j'aime à accentuer le côté créature du marais et me faire réellement trépasser dans le côté en question. On m'y laisse pourrir tranquillement, à la rigeur avec un petit regard condescendant, et puis voilà, emballé c'est pesé.
Mais la vérité est ailleurs.

Et je ne vous dirai pas où.
Rien que pour vous emmerder.

Ecrit par kaleria, à 02:48 dans la rubrique "# Niouzes" - Mise à jour : Jeudi 5 Juin 2008, 13:44.

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Mercredi (07/05/08)

Monzémervey.

Un p'tit coup de tranquillité, tranquillou-peinardou-réveillou, il est bien deux heures de l'aprèm mais bon, ça n'a guère d'importance, parce que je n'ai absolument rien à faire. Trente-deux degrès dans la pièce, pas trop de lumière pour pas abimer mes p'tits yeux, une bouteille de Coca à moitié pleine, tiède et sans bulle, y a qu'à tendre la main pour allumer l'ampli et lancer la playlist, je me lèverai pour de bon dans deux heures, y a le temps, rien qui presse. Coup d'orteil pour enclencher le ventilo, on se sent mieux, d'un coup d'un seul. Je relirais bien ceci et celà, mais... j'ai dû prêter ça il y a des plombes, pour le moment je me rabat sur autre chose, en attendant mieux. Je suis surprise, j'avais pas dû bien lire les premières fois, ou alors c'était il y a trop longtemps, en fait c'est vachement bien, Trucmuche.
Star Wars ne vieillira jamais, la trilogie Scream reste une merveille estivale pour branleurs en vacances.
Rien dans les placards, descendre chercher un truc à manger, n'importe quoi, peu importe, du moment que ça aille vite et qu'on en finisse. Coup de flip, les gens dans la rues sont tous de foutus mystiques en attente du débarquement extra-terrestre, les yeux exhorbités, ils se parlent à l'oreille comme s'il voulaient véhiculer sournoisement des idées lumineuses et inspirées sur la vérité du pourquoi, du comment, l'avènement de la Vierge et le Jugement Dernier. Bleus, les yeux, clairs, supers clairs, comme ceux de ma grand-mère, avec son regard triste de sale manipulatrice, complètement tarée, pour mon salut, et celui de mes Proches, qui sont-ils ? En arrivant à la supérette locale, coup de chaud, j'ai bien choisi mon moment, le rush de 18h30, des gens partout, des gosses qui chialent, une gamine commence à s'étouffer, la mère se met à hurler, panique, secoue la môme comme un prunier jusqu'à ce que la gamine lui en retourne une et crachotte gentiment un morceau de sucette tout fondu, laisse-moi respirer bordel, tu vois pas que j'ai juste avalé de travers ? Des vieilles partout, dans les rayons, ratatinées, regards par en dessous, pas trop l'choix, mais bon... jamais ça se pousse, cette race là, ça préfère rester au milieu du chemin à vous regarder en coin, et moi je marmonne un ou deux "pardon, s'cuzez moi", ça suffit pas, je pousse, ça gueule... tête dans les épaules, dos courbé, qu'est-ce qu'ils ont tous à me regarder, y a un problème, ça se voit tant que ça, que j'vous aime pas, que j'suis pas trop trop comme vous, qu'il faudrait m'brûler sur le champ ? En rentrant chez moi, un type se plante devant moi en agitant un porte monnaie et en gémissant précipitament, la tête penchée sur le côté, les yeux ronds et bovins, limite la bave aux lèvres, disons qu'on sait bien que c'est sur le point de couler, mais qu'est ce qu'il me veut, l'attardé ? Trouve le moyen de me suivre jusqu'en bas de chez moi, a l'air supris quand j'lui coince à moitié la tronche dans la porte, mais qu'est c'que tu crois toi encore, que j'vais faire dans l'social ?
C'était mon coup de flip, j'ai phasé, j'sais pas, quelque chose, ils étaient pas normaux aujourd'hui, pas pitoyables ou méprisables, juste fous dangereux, tous.
Retournée au calme, j'ai créé des merveilles, comme d'hab : pas visibles, pas tangibles, même pas fixées, pas matérielles, ça sert à rien, ça dégrade, ça tache, et un jour ça tombe là où il faut pas et c'est bouffé par le reste, jugé/avalé/digéré/chié à la mode de chez nous, aucun intérêt, à la limite pour en faire du savon bas de gamme, j'dis pas, et encore, mais même. Pas besoin d'être plusieurs pour faire ça, ça marche carrément mieux en évitant... illusion d'la compréhension, toutes ces conneries comme dirait l'autre, à part comprendre de travers et accomoder à sa sauce, qu'est-ce que tu veux qu'il fasse, l'autre ?
Ca me va bien, de créer des merveilles qui ne servent à rien, juste pour moi. Ce serait mieux si j'avais pas à sortir, c'est de l'effleurement constant, c'est du piètinement de l'âme, c'est du viol sensoriel toutes ces conneries publiques, et ça devrait pouvoir s'éviter, consciencieusement. Peut-être qu'avec dix kilos de pâtes et deux tubes de ketchup...

Ecrit par kaleria, à 06:23 dans la rubrique "# Niouzes" - Mise à jour : Jeudi 8 Mai 2008, 04:47.

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Samedi (26/04/08)

Sujet de dissert' :

Peut-on parler de chaud et de froid sans modérer ses propos ?

Plan détaillé, trois-parties-trois-sous-parties, intro-conclu-exemples, la totale. Pour dans quinze secondes douze. Et relisez vous nomdidju, la moindre fôte d'ortôgrafe et je vous envoie au goulag pour une durée minimale de trente ans.
That is what you pend au nose.
(Petit indice : la réponse, comme toujours, devra être présentée synthétiquement sous la forme ô combien <comme ça> de : "oui, mais...")
Pis sautez des lignes bande de nazes. Aréez votre copite !

"Tes partiels te taperaient-ils sur les nerfs ?" - Non, sans blague.

Choses à faire de toute urgence :
- me racheter une tête, la même que l'ancienne, parce que ça me gêne un peu de ne plus en avoir quand je veux porter des caches-oreilles.
- aller boire un coup, EN TERRASSE s'il vous plîte, et en période bleue.
- revoir Sauvez Willy et tous les épisodes de Flipper.
- manger mon téléphone.
- sortir ma tenue d'été du placard, mes plus beaux caches-oreilles, bottes de pêche, salopette immonde, toussa.
(Et lunettes noires, parce voyez-vous, la lumière du soleil brûle mes p'tits yeux d'amour.)
- aller à l'église.

Je me demande bien quelle est cette étrange manie de vouloir à tout prix faire en sorte que nos sacro-saints mâles se mettent eux aussi à prendre soin de leur peau, à s'offrir une manucure trois fois par semaine et à avoir l'air top Fashhhhion en jean-taille-basse-écrase-vermicelle.
Même que ça marche.
Si vous l'savez, dites-le moi.

Ne trouvez-vous pas qu'il y a du rythme en toute chose ?

Ecrit par kaleria, à 03:38 dans la rubrique "# Niouzes".

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Samedi (19/04/08)

Salut.

Ca va ?

Hold tight London, ou la souvenance de jours meilleurs.
Ceux où on pouvait chialer sa race la veille et se taper le pire fou rire le lendemain.
Ceux où on était toujours à l'ouest parce que... la drogue c'est mal bande de jeunes décérébrés.
Ceux où on ne se posait pas la question de notre avenir parce que... notre avenir c'était le Bac, sans déconner.
Ceux où on écoutait le dernier Depeche Mode en le prenant au sérieux, et sans en avoir honte.

ALL IS RUNNING AROUND, WELL IT'S GETTING ME DOWN. JUST GIVE ME A PAIN THAT I'M USED TO.

Ou encore The Game, en se disant que le lendemain se serait la fin du monde, et avant tout la fin de soi-même. Et nan, finalement, aller passer son permis bécane le sourire aux lèvres et le m'en-foutisme au coeur.
Et dire qu'il y eut des andouilles pour me péter ma lunette de chiotte... bande d'anculayz !

(Elle est conne ma formule hein ? Tant pis.)

Ceux où j'avais pas le moindre remord à infliger le remix du thème de Tetris à mes collocs pendant trois heures tous les soirs.
Ceux où j'écoutais DJ Valium avant de m'endormir. Nan j'ai pas peur de le reconnaître, je rêvais à cette époque là.
Ceux où j'écoutais également Drowning Pool en pensant à mon Grand, le seul l'unique, l'homme que j'aurais voulu épouser si j'avais pas été aussi gouinasse sur les bords et au milieu.
Ceux où je regardais Sakura... avant Sailor Moon elle-même, le truc le plus cool de mon existence.

J'aurais voulu être une fleur pour me faire arracher, j'aurais voulu être ma soeur, elle est plus raffinée.

Celui où j'avais dans la tête une fille qui s'initie au secret, une fleur dans la bouche... qui entrevoit sa destinée.
Celui où j'étais Khaled like en le disant qu'un jour, peut-être, je chouinerais aussi, sincèrement, mais pas en vain, caisse que tu crois.
Ceux où je clamais "I'M NOT AN ADDICT" en en étant encore persuadée (avec raison).
Ceux où j'étais capable de dire "j'aime cette scène" en regardant Basic Instinct.

ZOMBIE NATION !

J'écoutais ça en pensant que...
Toi.
Ou bien.
Ou pas !

Celui où j'aurais bien coupé une oreille au rasoir en dansant sur deuh la mérdeuh !

Ahaha.
Point.

(Edit : c'est pas moi m'dame, j'ai rien fait, c'est l'autre ! Sortez de ce corps !)

Ecrit par kaleria, à 05:34 dans la rubrique "# Niouzes" - Mise à jour : Dimanche 20 Avril 2008, 02:21.

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Mardi (01/04/08)

Me against ze weurld.

Comme l'aurait dit Avril Lavigne à sa grande époque.

Cette aprèm, j'avais un cours de c'qu'en fac de sciences humaines on appelle "outils". En gros, ça consiste en le fait d'aller bidouiller Exel pendant deux heures, d'aller fouiller dans des archives de la BU dont tout le monde se fout éperdument pendant deux autres heures un mois plus tard, et, rebelotte le mois suivant, sauf que cette fois il s'agit d'apprendre à faire un résumé, chose que tout l'monde est sensé savoir depuis le CE2, si c'est pas plus tôt. Le but de la manoeuvre peut donc se résumer à rester stoïque en s'apercevant que non seulement on nous prend pour des primaires, mais qu'en plus c'est amplement justifié. Oui, parce qu'il y a des nanas qui ne sont pas foutues de savoir faire un résumé, voyez-vous. Ne pas pleurer, ne pas les frapper, ne pas se casser.
Mais cette aprèm, j'ai pas réussi, damned. Non parce qu'évidemment, sur quels brillants textes projettait-on de nous faire bosser ? Un truc à peine lisible portant sur les difficultés d'insertion dans le monde du travail, et comment il fallait bien bosser et prendre garde à la manière dont on se fringue pour que les grands chefs soient bien satifsaits de notre belle conformité, et de notre efficacité dans un boulot fait pour nous pourrir la vie (oui, parce que devoir faire des heures sup' le soir chez soi et s'investir dans quelque chose d'aussi inintéressant, j'appelle ça se pourrir la vie... sans parler du fait de s'lever tous les matins, mais bon, paraît qu'il y en a qui aiment ça, c'est comme les films de boules, ça ne s'explique pas, et pourtant). Et un autre machin, franchement abominable, portant sur les raisons "scientifiques" du pourquoi de l"oh mon Dieu, il ne faut pas être raciste, il faut respecter son prochain car chacun est différent". Hilarant à première vue, sauf que le fait de voir toutes ces glandues hocher la tête de concert avec un air entendu et pleinement approbateur, ça m'a forcément donné envie de l'ouvrir...
Ce que je n'ai pas fait dans un premier temps, oh que non, je sais me maîtriser moi madame, et ma conformité à moi, c'est savoir fermer ma geule quand je sais que ça ne peut que m'aider à en finir plus vite avec la situation moisie à l'origine du malaise. Mais bon, ça a tout de même dû se voir, à la bouille que je tirais, que non non, tout ça c'était pas particulièrement plaisant, et que non non encore, je n'irai pas dans ce sens, et que cause toujours ma vieille, pour que tu me persuade tu peux toujours te brosser. D'où la remarque fatidique : "vous ne semblez pas d'accord avec le propos tenu ici...".
Et ben non, évidemment, j'suis pas d'accord, grognasse, avec des trucs que tu es allée pêcher dans le Elle du mois dernier, et qui nous disent qu'il faut être bien conforme, bien vendeur, bien souriant tout le temps, et que ne pas travailler c'est le mal, et que la réussite sociale c'est le bonheur, et que passer le permis c'est un rite d'accès à l'âge adulte, et qu'il faut bien achetter, tout ce qu'on nous propose et en grande quantité, pour être intégré, et bien bosser toute ta putain de vie, depuis l'école jusqu'à la retraite, donc pourrir les années les plus tranquilles de ta vie et t'interdire de profiter de celles qui te restent parce que t'es trop croulant, tout pourri d'partout, et bla et bla et bla.
Elle avait l'air fatiguée, Martine, alors qu'elle ne devait pas avoir plus de trente-cinq ans, comme quoi la vie telle que décrite dans le Elle du mois dernier, ça ne réussi pas à tout le monde.
J'ai fini par prendre mon sac et puis me casser, histoire d'être un peu en accord avec mes dires niveau actes.
Dehors, comme toujours, des gens partout, qui avaient tous l'air crevés, pas heureux même s'ils sont bien habillés et qu'ils ont un bon boulot, un bon mariage, une bonne progéniture bien prometteuse, une future génération d'malheureux, dépressifs, abonnés au prozac ou à la picole.

Ca n'est pourtant pas compliqué, personne ne peut être heureux dans c'monde là.

Je n'sais toujours pas ce que je ferai de ma vie, mais certainement pas ça. Quitte à ce qu'on me prenne pour une ratée, quitte à devoir traficotter à droite à gauche pour se faire emmerder le moins possible, quitte à décevoir, au moins j'aurai l'sourire intérieur et la tranquillité spontanée.

Sur ces sublimes considérations, j'en rajoute une couche (au moins aussi conséquente que celle que je tiens) :
http://fr.youtube.com/watch?v=DDt0xIemkS4

Have feune.

Ecrit par kaleria, à 18:32 dans la rubrique "# Niouzes".

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Jeudi (20/03/08)

Quand les 20 balles se transforment en 45.

J'me sens d'un seul coup très fatiguée, dit-elle.

Oui, et donc voilà, en réalité ce n'était pas de 20 euros, mais bel et bien de 45, dont on avait besoin pour combler l'trou de l'anti-sécu. Parce que bon, hein, j'vous le donne en mille, le Mondor au petit déjeuner, les trois paquets de tabac par semaine et la vinasse tous les deux jours, c'est pas glop pour la santé, comme dirait l'autre.
Ceci dit, je m'en fous, moi des sous, j'en ai plein ! Et je m'en sers pas, et c'est ça qui est bon, et je vous merde.
Quoique... dilemne : dirai-je "oui" à cette proposition de pass 3 jours Eurocks à tarif préférentiel que l'on me propose gentiment, sachant que l'programme n'est pas encore défini, et qu'au vu des dernières éditions, il y a de fortes chances que la chose soit franchement bousique ? D'un autre côté, bousique ou pas, ça fera toujours une excuse pour boire comme un trou, rouler des galoches à un peu tout l'monde et courir partout àpwal, le tout sans oublier de crier très fort des trucs sans le moindre intérêt, mais évidemment essentiels sur le moments.
Et finir à l'hôpital. Et dormir par terre dans la cuisine d'Antoine. Et attaquer au whisky tiède tous les matins en ayant la tête dans le bois (habile mélange de geule de bois et de tête dans le cul). Et racheter du Poppers pour motiver les troupes avec un truc naze dès que le besoin s'en fait sentir (c'est à dire... souvent). Et être déjà déchirée à peine montée dans la navette. Et créer des slogans complètement nuls, et les hurler avec conviction, et être heureuse d'être contente. Et patauger dans la boue pendant trois plombes, parce que forcément il pleuvra... au moins beaucoup, peut-être à seaux, de toute manière excessivement. Et rouler des quiches avec les yeux qui partent dans tous les sens parce que ohlàlà, me demande pas de regarder un point fixe, j'y arrive plus. Et rouler quand même, car il faut s'finir, car on a si bien commencé, tant qu'à faire. Et s'marrer, a lot, owi. Et oublier un peu, toussa, se faire plaisir avec du rien.

La question ne se pose donc pas, problème réglé à peine soulevé, j'suis fière de mwa.

Et sinon, tout à l'heure, on m'a conté l'histoire (sensée être édifiante) d'une screugneugneu qui trouve moyen de s'enticher du soleil, et qui du coup finit par se cramer les n'oeils, son joli minois, tout le bataclan, et tous ses prétendants, ben pfffuit, envolés. Morale de l'histoire : contente-toi de c'que t'as et fermes ta goule, saloupe.
Et ben j'ai trouvé ça com-plè-te-ment naze.
Non, parce que moi, voyez, j'ai un Idéal (avec un grand I, au cas où vous n'auriez pas noté). Qui est ce qu'il est (à vrai dire essentiellement problèmatique, mais aussi totalement indispensable), et ne se contente pas de m'emmerder moi, puisqu'il finit toujours, forcément, le couillon, par asticotter les autres (enfin, mes autres à moi, hein, pas ceux des autres).
Ceci était une précaution oratoire à l'égard d'éventuelles entités peu éclairées qui auraient par malheur pu me prendre pour une barbare, se fourvoyant complètemennt et s'éloignant défintivement de la Lumière suite à cette affreuse méprise. Oui, je prend soin de vous, n'hésitez pas à me remercier, je le mérite.

Et pour finir, notre petit instant pédagogique du soir : Orange Blossom c'est le Bien, écoutez-en.

Ecrit par kaleria, à 02:55 dans la rubrique "# Niouzes".

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Mercredi (19/03/08)

The best.

Premier éclat.

Et d'une :

Mwa : -Tiens, j't'apporterais bien mon rideau de douche. Et un truc à scanner.
-Mais pour quoi faire ?
-Pour le laver...
-J'ai plus d'encre et plus de sous pour en racheter... ah tiens, au fait, il faudrait que tu me prêtes 20 euros pour combler mon découvert... ça fait trois jours que Maxime doit me le faire et qu'il zappe, j'ai peur que ça augmente trop.
-Et bé... ben ouais... si on règle cette histoire de rideau de douche.
-Mais quoi, je comprend pas ce que tu veux que je fasse de ton putain de rideau de douche ?
-Que tu le laves... à la machine, tu vois...
-Aaaahhhhh...
-Avec de la lessive et tout...
-Ben ok. Tu prendras le téléphone avec toi si tu veux bien.
-Heu, lequel ?
-Fixe.
-Enfin, le mien qui est chez toi, ou le mien qui est chez moi et que je dois te donner ?

(Quelques minutes plus tard...)

Elle : -NB : je trouve ça funny de parler avec toi sur msn alors que je peux te sentir tellement tu es près...
Mwa : -J'pue tellement que ça ?
-Non, pas sentir avec le nez...
-Bon, alors quoi ? Mes ondes positives ?
-Ben sentir comme : "je sens quelque chose dans ces murs... aaah, quelqu'un est mort ici !"

(Et de deux... belles performances, n'est ce pas ?)

Ecrit par kaleria, à 04:08 dans la rubrique "# Niouzes".

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