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God save the gouines.

Blog opératoire : la badasse s'en va-t'en guerre.

Page principale - Brouillons

C'est reparti.

Et allez-y donc, encore merci Le Monde. Leitmotiv du rien qui dépasse.
Assistant marketing, entrepreneuse, éducatrice spécialisée, salarié de la FPT, assistant parlementaire... visiblement fait pas bon être homo et RMIste dans nos contrées.
Obligé de finir en dépression à force de se sentir rejeté. Faudrait pas non plus avoir l'air de bien le vivre en décidant plus ou moins sereinement que tous ces gros cons ne sont pas autre chose que ce qu'ils sont et qu'après une si productive tautologie, à part les laisser croupir dans leurs convictions profondes et aller chercher un pré plus vert du côté de chez la voisine, avec le sourire et un maximum d'humour, toujours le plus noir possible, y a pas grand-chose à faire.
"Tu vas chialer oui ou merde ?"... "Ben, merde."
En même temps, il faut reconnaître que c'est DUR d'accepter ta propre sexualité... et quoi d'autre ? Ça arracherait trop la gueule de beaucoup de monde de reconnaître qu'en vrai, tout est plus simple ensuite, et que c'est plutôt le fait de se garder la tête fourrée dans son propre cul qui pose problème. Sauf que d'un côté comme de l'autre, encore une fois ça arrange tout le monde : normal de mal vivre l'anormalité, confortable sentiment de victimisation... mais quand ceintureras-tu la bombe A de l'agressivité braillarde, petite créature murée dans ton opposition faiblarde en forme de "j'aimerais du moins pire" ? Faut que ça CHIE, faut que ça CHANGE, et MAINTENANT. On n'y arrivera pas en alimentant les discours larmoyants de ceux qui condescendent gracieusement à nous jeter un regard de pitié du haut de leur political correctness. Point.
D'ailleurs encore une fois, "les images de la Gay Pride", beurk caca. Comprenons-nous bien. Tout ce qui est fun, tout ce qui est marrant, tout ce qui fait un peu de bruit un peu de couleur un peu d'espace tout ce qui finit par vomir sur les trottoirs parisiens et grimper sur les arrêts de bus et tout ce qui porte plume-fourrure-peau apparente au lieu de costard-jupe-tailleur et écrases-merde en daim bref tout-ce-qui-dépasse doit être NORMALISE. Qu'on leur coupe la tête. Et nos enfants seront bien dressés à la fête collective abêtissante du sacro-saint match de foot saturnien. Nous ne craindrons plus pour la morose grisaille de nos murs ni pour la verticalité rassurante de nos horodateurs. Qu'ils aillent se faire foutre.
Et quid du fameux anonymat parisien, ou l'art d'obtenir la paix la plus chèrement payée du monde ? Crache ta thune, crache ton blé, paie une fortune un 20 mètres carrés de merde dans le XVIe, tape-toi les machos dans le métro, dans la rue, les emmerdeurs, partout, tout le temps, les gens, la masse, le troupeau. Supporte, baisse la tête, relis "Indignez-vous" et surtout, tais-toi. "Bosse, bosse, bosse coco, écrase-toi et mets ton orgueil au porte-manteau". Parcours Télérama et donne-toi le sentiment de profiter de la vie en allant rusher selon un parcours prédéfini THE exposition à voir ce mois-ci. Parce que Paris c'est Ça : the place to be, et l'ailleurs n'a pas d'importance. N'empêche que je voudrais pas crever. Étouffée par les délires de fous qui ont pensé l'émergence de ce magma apocalyptique comme un Progrès pendant que la moitié du peuple se retrouve reléguée dans des barres de béton au bord du périph, APRÈS les locaux de la Caisse d'Épargne, de TF1, de Canal +, et les petits jardinets à la con dans lesquels les nantis du centre viennent cultiver des tomates sans goût arrosées au gaz d'échappement de 4x4 toujours plus gros et plus nombreux, tomates qu'ils se gargariseront de bouffer le dimanche à la place de celles du Monoprix. Il y en a que ça arrange, donc. Je balancerais bien un avion dans la tour Montparnasse de leurs certitudes.
Coq à l'âne. "En parler au travail." Mais quel putain d'intérêt ? Le travail, l'endroit où l'on passe. Le moins de temps possible de préférence, parce que la vie, c'est pas ici, c'est ailleurs. Côtoyer des gens que t'as pas forcément choisi, parfois des gueules de con, souvent au moins un tout p'tit peu casses-couilles au détour de la machine à café. Alors putain, pourquoi aller raconter ta vie au boulot ? Ce que t'es sensé "avoir" de plus précieux, aller le jeter en pâture à des connards psychorigides qui, sans doute, aiment tellement ce qu'ils font que ça ne les dérange pas une seule seconde de dégueulasser leur vie privée en en faisant une conversation pourrie de jambon-beurre insipide à l'heure de midi... pourquoi ? Pour quelle obscure foutue putain de raison devrait-on avoir besoin de faire semblant d'être bien au travail, ou même faire semblant de croire que c'est possible... souhaitable ?
"Nous appartenons à une génération qui vit très bien sans cette fiction. Qui n'a jamais compté sur la retraite ni sur le droit du travail, encore moins sur le droit au travail. Qui n'est même pas "précaire" comme se plaisent à le théoriser les fractions les plus avancées de la militance gauchiste, parce qu'être précaire c'est encore se définir par rapport à la sphère du travail, en l’espèce : à sa décomposition. Nous admettons la nécessité de trouver de l'argent, qu'importent les moyens, parce qu'il est présentement impossible de s'en passer, non la nécessité de travailler. D'ailleurs, nous ne travaillons plus : nous taffons. L'entreprise n'est pas un lieu où nous existons, c'est un lieu que nous traversons. Nous ne sommes pas cyniques, nous sommes juste réticents à nous faire abuser. Les discours sur la motivation, la qualité, l'investissement personnel glissent sur nous pour le plus grand désarroi de tous les gestionnaires en ressources humaines. On dit que nous sommes déçus de l'entreprise, que celle-ci n'a pas honoré la loyauté de nos parents, les a licenciés trop lestement. On ment. Pour être déçu, il faut avoir espéré un jour. Et nous n'avons jamais rien espéré d'elle : nous la voyons pour ce qu'elle est et n'a jamais cessé d’être, un jeu de dupes à confort variable. Nous regrettons seulement pour nos parents qu'ils soient tombés dans le panneau, ceux du moins qui y ont cru."
Coq à l'âne, encore. De la nécessité d'éviter les manifestations d'affection dans la rue. Connerie connerie connerie, j'ai testé, si t'as pas le look salarié de la FPT, entrepreneuse ou assistant marketing de toute manière t'es foutu, généralement ça se voit rien qu'à ta tronche. Qui plus est. On n'a jamais botté le cul à personne sans d'abord avoir une bonne raison. Une insulte en est une. Enfin. Encore une fois, ça arrangerait bien tout le monde qu'on ait trop peur pour sortir des cadres et choquer la petite-bourgeoise de base. Mais retournez bouffer vos langoustines (avec vos doigts) et regarder Intervilles, on se fera des salades de museau sur tous les quais, sur toutes les terrasses, dans tous les jardins d'enfants de France. Jusqu'à ce que les gosses s'autorisent à sourire avant qu'on ne les dresse au mépris.
Et enfin, toujours, sans doute encore pour longtemps, la petite sérénade de l'engagement, du "sérieux", de la volonté de rangement dans la case "union civile", éventuellement des gosses (mais pas tout de suite hein quand-même), et bouh la vilaine légende qui voudrait que les pédés et les gouines ne pensent qu'au cul. Quand bien même. Je vais te le dire une bonne fois pour toutes, écoute bien, il FAUT ne penser qu'au cul. Et au pire, faire semblant. Parce que c'est gratuit, que ça fait plein du bien par où ça passe, que c'est faisable à tout instant et en tout endroit, que personne ne peut t'enlever ça, et qu'on ne tient pas plus que ça à récupérer la litanie plaintive du couple hétérosexuel de longue date commençant qui à prendre un amant, qui à aller aux putes, parce que bobonne tend tout doucement à chopper de grosses fesses et bande-mou à bien porter son titre. Et parce que les Woodstockiens avaient tout compris : love, sex & LSD. Du baume à l'âme.

Bref, il est temps qu'on arrête de se foutre de nos gueules. Ça doit chier, tout de suite, et pour tout le monde. Ça gueule déjà, ça braille, ça boit de la bière par litres et c'est prompt au lever de majeur. Ça ne fait pas chanter les oiseaux, ça ne fait pas rire les abeilles, ça va finir, très vite, c'est urgent, par faire craindre la pendaison à nos bons dirigeants.
"Je suis la peste, le choléra, la grippe aviaire et la bombe A. Je suis la merde dans tes yeux, petite salope radioactive, mon cœur ne comprend que le vice. Transuraniens, humains poubelles, contaminant universel. Je vous dégueule, tous. Ce que je vais faire, je le fais seule. Si qui que ce soit revendique mon geste, c'est un gros mytho, pathétique. Je vais le faire juste pour le fun. Et j'espère que vous suivrez le mouvement."

Dieu est mort et sa chair m'a remué le bide au lever du soleil ce matin, par-dessus les toits et les grammes dans chaque bras : A place to bury strangers.

Elle avait le visage de la Colère.

Ecrit par kaleria, le Dimanche 1 Avril 2012, 14:54 dans la rubrique "# Niouzes".

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Commentaires

Anonyme

06-04-12 à 22:16

Be a free bird
http://www.youtube.com/watch?v=qr3dWscslo8&feature=related


kaleria

kaleria

08-04-12 à 16:13

Ça sent les vacances.


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