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blog opératoire.

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Un samedi soir en province.

DEJA


Au détour de mes pérégrinations dans le royaume du cultissime, ce petit reportage datant d'il y a, pouuuuhlàlà... trente ans ? Plus ?
Franchement, à partir de 24 minutes c'est légendaire.
Après on se demande pourquoi je vomis la campagne... déjà parce que j'y ai vécu, hein, bon, et les sorties-discothèques@DanceMachine5 pour moi c'était "je squatte l'unique arrêt de bus du bled avec mes trois potesses et nos packs de Kro" (comme quoi hein, la Kro), n'empêche que quand-même, l'idée est là.
(Et puis lesdites soirées, en vrai, je les ai connues presque comme telles dans le tout premier village où j'ai eu le malheur de macérer, M dans le 90 : la commune organisait régulièrement des "soirées-dansantes" -voire, encore pire, des "soirées-dansantes-karaoké"- sises à la salle des fêtes locale. La musique était exactement la même qu'à l'époque de l'insoutenable vidéo linkée au dessus. On y élisait aussi des miss. L'horreur.)
De nos jours, nous n'avons certes plus de mobylette, mais des scooters, ce qui est sensiblement pareil, et les bagnoles tunnées le sont toujours autant, sauf que les (mauvais) goûts ont évolué vers les néons violets, la peinture uniforme "qui claque" et le magnifique aileron greffé à l'arrière.
On se fait toujours autant chier à la campagne, le néant abyssal en matière de services de transports en commun est encore d'actualité, et l'absence de préservatifs éternellement un problème (pas que ça me dérange, mais bon).
On y trouve les mêmes poules qui font cotcotcot tout pareil, les mêmes vaches qui ont l'air con tout pareil, les mêmes mentalités parfois (ce qui est balot, mais comme ça).
Il y a toujours les mêmes connasses qui croient au prince charmant, et les mêmes pétasses qui ne savent pas se décider, et les mêmes moches qui repartent toujours toutes seules. Bien fait pour elles.

Histoire de digresser vaguement, quand-même un peu, il est révélateur que, dans le second bled pourri que j'ai du me cogner quelques trop longues années au cours de mon existence, il n'y avait pour tout commerce qu'une espèce de gargotte infâme tenant lieu à la fois de bar, dépôt de pain, dépôt de gaz et supérette. Pour trouver un bar à proprement parler (et encore, c'était pourri, mais au moins on pouvait y boire autre chose que du pastis), il fallait faire dix bornes et traverser deux autres bleds, idem pour acheter des clopes. Pour sortir autrement qu'en promenant le chien (cinéma, bar sympa -rare-, BOWLING, grande surface), c'était quinze kilomètres. L'éclate totale.

Bref, tout ça pour dire que nan, vraiment, je vomis, j'abhorre, je conchie la campagne.
En revanche j'adore la ville, je chante la ville, je vis la ville.

Mettons celle où j'ai posé mes bouquins et mon ordinateur pour le moment :
-petit appart possédant tout le confort nécessaire (donc pas trop petit en fait, mais pas trop grand parce que sinon c'est chiant), pas trop cher, en centre-ville, au quatrième étage sans ascenseur (point noir), par la fenêtre de laquelle je peux présentement entendre un groupe d'individus, que je suppose quelque peu éméchés, sortir de bar en braillant Seven nation army (ce qui n'est guère original mais fait toujours plaisir).
-bureau de tabac à deux pas de porte du mien.
-bar à bière à vingt mètres au bout de la rue, autre bar où l'on passe toute la soirée du metal, où la clientèle est en adéquation avec la musique, et où l'on trouve un fumoir : cinq minutes de marche.
-boîtes (sujettes à controverse) ou quasiment pareil à quinze minutes à pinces maximum.
-bar G&L idem (pas que j'aime tellement non plus, ces gens sont des pervers, et le son qu'ils y écoutent est aussi naze que celui des clubbers hétéros, mais quand-même).
-grande surface : Monoprix (cher) à cent mètres, ED (pas cher) à trois arrêts de bus.
-bus : on va partout, tout le temps, même le dimanche il y en a régulièrement, c'est dire.
-gare.
-potesses/poteaux : tous dans le secteur, évidemment, sont pas fous, ils font comme moi, ils s'installent près des bars sympas.
-cinéma, librairies (y a du Forum facile, mais pas que, miam miam), FACULTE, collèges, lycées, et patati et patata.
DE-TOUT-IL-Y-A-DE-TOUT (même un zoo).
En plus c'est pas moche, et t'as pas le sentiment de tomber dans la misère la plus profonde quand tu t'éloignes du centre-ville (c'est pas si souvent). Les zonards eux-mêmes ne sont pas trop chiants, des fois ils te payent des clopes, quand ils en ont et qu'ils ne sont pas encore assez bourrés pour oublier le nombre de fois où toi, tu leur en as lâché (même si jamais t'irais filer des thunes, faut pas déconner non plus, mais payer des clopes, ça c'est autre chose, ça se fait).

Qu'on ne s'y méprenne point, je n'aime pas toutes les villes. Paris, c'est sympa tant qu'on n'y vit pas. Marseille c'est la zone. Nancy (par exemple) ou Strasbourg, t'as un écart énorme entre le centre-ville top classe, vachement beau (il paraît, ça se discute), bien entretenu, super bourgeois, et la zone autour, où ça se dégrade de plus en plus à mesure que t'avances.
J'aime la mienne, point. Jusqu'à ce que j'en trouve une autre au moins aussi bien. Par contre, je vomis la totalité, la totalité absolue des bleds de campagne, ou même des petites villes mortes où le chômage croît à vitesse grand V, et dans lesquelles, lorsque l'on y retourne deux ou trois ans après, l'on retrouve toujours les mêmes gens, qui n'ont pas bougé, qui habitent encore chez leurs parents, qui zonent toujours autant, sortent toujours aux mêmes endroits, n'ont toujours aucun projet, et qu'on se rend compte qu'en fait, ceux qui ont changé ce sont ceux qui sont partis et puis c'est tout.

CEPENDANT


Poster deux jours d'affilée, ça m'arrive rarement depuis plusieurs années.
C'est ce qui m'est venu à l'idée hier, quand, après avoir terminé le truc, je me suis mise à relire une partie des anciens machins, ceux qui datent de 2005-2006 en particulier (et dont certains sont inacessibles via les Vieilleries, mais j'ai la flemme de remédier au problème en allant les chercher page par page pour leur coller un titre, tant pis).
Ca m'a fait un choc, toutes ces choses écrites plus ou moins sur le vif, parfois pas trop, parfois carrément, et de temps en temps les commentaires qui les accompagnent.
J'ai eu envie d'en effacer une partie, voire la totalité. Je me suis demandée si je ne ferais pas ce que j'ai vu bon nombre de possesseurs de blogs faire, c'est-à-dire fermer purement et simplement celui-là pour en ouvrir un autre, genre "nouvelle vie, nouveau départ, enterrons le passé", toutes ces conneries.
J'ai eu envie de jeter plein de souvenirs à la poubelle, plein d'états d'esprit qui ont été les miens fut un temps, avant que je ne parvienne à cette zenitude absolue qui me caractérise maintenant, et qui en fait, si l'on creuse un peu, pourraient revenir d'un coup, pratiquement tels quels et certainement un peu pire, si jamais... il revenaient, seulement.
Je n'ai pas eu envie longtemps, mais j'ai quand-même eu envie.

En fait non, ça serait dommage (peut-être), y a pas que des choses à jeter là-dedans, un de ces jours je pourrai éventuellement en ressortir quelque chose, pour en faire autre chose de mieux, de pas pareil mais un peu quand-même. Mieux, quoi. Du point de vue formel.
Et puis aussi, raisonnablement, je ne vois pas pourquoi je devrais prétendre "effacer" ainsi, en quelque sorte, une partie de ma courte existence : non pas que ça soit intéressant, mais les écrits ça reste, c'est comme ça, et si c'est écrit, c'est justement fait pour rester.
J'ai déjà la manie de bazarder énormément de ceux que je sors sur d'autres support, et systématiquement, je regrette.
Alors en fait, non.

ENSUITE


Il y a en ce moment un son qui me fascine (mais vraiment), compris dans un morceau que je trouve globalement imbuvable : par .
Le petit son strident du tout début, lorsque le paquet de clopes se met à bouger, avant que la voix insupportable ne se fasse entendre. Il revient vers 2:00.
Bon, en temps normal j'aime plutôt bien Prodigy, encore que pas tout : The Fat on the land, évidemment, et leurs deux derniers albums (sauf cette chanson au son fascinant dans Invaders must die).
Mais ce son là, c'est presque gênant, j'y reviens régulièrement, quelle que soit la musique que j'écoute, après une heure environ, j'ai bien envie d'ouïr ce son là.

Ca n'est pas la première fois non plus, mais là je dois avouer que.

ENFIN


Nous ne nous quitterons jamais sans au moins une perle rare.
Voire deux (je ne me rappelle pas l'avoir déjà casée celle-ci).
N'est-ce pas (ahum) étonnant ?

Ecrit par kaleria, le Samedi 27 Juin 2009, 06:36 dans la rubrique "# Niouzes".

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Commentaires

kaleria

kaleria

01-07-09 à 19:54

Je suis une brute.
Désolée.

(Human artefact ?)


Re:

Anonymous

02-07-09 à 02:06

Oui human artefact c'est du grind métal, genre Cannibal Corpse en pire. Oui je sais c'est assez insupportable pour les 95% des gens que je "cotoie" mais moi j'adore !


Re:

Anonymous

02-07-09 à 02:09

Une brute ? On n'a sans doute pas la même définition de la brute..


kaleria

kaleria

02-07-09 à 04:39

J'ai tout simplement effacé ton commentaire par erreur, ce qui est impardonnable et mérite le fouet en place publique (et sans les genoux s'il vous plaît).


Anonymous

02-07-09 à 11:23

Exactement !

Avec des clous à disposition et du verre pilé !


Pour tout tes blasphèmes !

Anonymous

02-07-09 à 11:41

Tiens vu que je ne veux pas me salir les mains, punis toi toi même : http://www.youtube.com/watch?v=OOw0obywNf0


Comme dirai l'autre

Anonymous

02-07-09 à 16:40

Comme dirai l'autre : faudrait tuer crucifier les gens qui traversent n'impore comment la route pour leur apprendre à respecter les clous...

La Minute Blonde : grand classique

Have fun : http://www.youtube.com/watch?v=wKMjSvF1kGw

Comme dirait Trent : happiness in slavery...(gros fan, vicieux forcément...)


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